Le Liban invité du Marché de Noël 2019 à Strasbourg.

Vous croiriez avoir la berlue en apercevant cette vue : le vieux Gutenberg se dresse tout vert au-dessus de la fausse neige, du carton qui passe en cortège, des édifices levantins, aux angles chauds et diamantins…

Place Gutenberg à Strasbourg, avant l’ouverture du Marché de Noël 2019, un stand libanais de photo-minute.

Le cèdre orne l’habit marine des invitées non clandestines : leur beau regard, à la manière d’une INITIAle plus INITIAtrice que martiale, déjà rePART au rythme d’Europe qui par là galope sur le taureau dessinant aleph, premier caractère net et bref de notre alphabet si limpide qu’il court infiniment rapide…

Stand libanais qui se souvient sans doute obscurément des sources phéniciennes.

Est-il décapité ? Seulement dépité ? Pour la foule attirée, sera-t-il débité ? Sans hésiter, il faut éradiquer la guerre, puis tuer le veau d’or, de haine, de mort, pour construire la paix de droiture et d’équerre.

Jardin funéraire Saint-Gall à Strasbourg-Koenigshoffen : reconstitution de la stèle érigée au soldat romain Comnisca (25 ans, 1er siècle après Jésus-Christ, calcaire) et mise au jour par les nouveaux travaux du tram.

La fête du Christ Roi de l’univers est cri de terroirs qui furent sources, mais sont meurtris.

Cathédrale de Strasbourg, couronnée du drapeau tricolore pour la double libération de la ville (novembre 1918 et 1945), juste avant que s’ouvre la porte du Christkindelsmärik 2019.

Pourtant ils inventèrent l’écriture légère et les innovations de la navigation.

On distingue à gauche une décoration de Noël ajoutant un plaisant accastillage au port de plaisance de Mulhouse.

Est-ce que la vitesse offrira l’allégresse qui danse sur le Mont Liban, vibrant, vivant, face au Levant ?

Vignes et Vosges vues du TER.

Or, tandis que Cadmos avait pour nom l’Aurore, EurOpe s’appelait le Crépuscule encore, emportée au large de Tyr et de Sidon par un taureau voulant entrelacer leurs dons : d’Europe les grâces et du Ciel l’espace.

Tyr au sud du Liban, capture d’écran sur le reportage d’Arte : “Au Liban, le peuple demande des comptes”.

Dès lors, en Crète son nom devint Large-Vue sans fond, mais non sans profondeur fertile, de côte en rive et d’île en ville, de maritimes rotations en essor de révolutions.

Capture d’écran à la fin du Reportage diffusé le 23 novembre 2019 par Arte : la foule dans la nuit beyrouthine fait voler en éclats la routine…

Lorsqu’à Beyrouth la nuit s’embrase, la liberté voit en extase le couchant plus touchant que jamais nous dégager de nos bauges où les gorets rient aux forêts, et réveiller la ligne bleue des Vosges. Resterons-nous les honteux débiteurs de malheureux peuples créateurs qui donnèrent la vie à la démocratie et qui gardent au cœur son énergie amie ?

Vue vespérale sur le Grand Ballon.

One Reply to “Vivant Liban levant.”

  1. Voici que Tyr communique avec Strasbourg, et sa haute cathédrale avec une mosquée de Beyrouth. Voici que le Christkindelsmärik veut croire à la paix et invite frère Liban dans la capitale de soeur Alsace. Voici que les cèdres du mont Liban fraternisent avec les sapins des Vosges. Oui, rêvons de ports et de bateaux, de chevauchées fantastiques et de festins de noces. Rêvons du veau gras offert par le père prodigue et qui toujours symbolisera la fête donnée pour ce qui fut perdu et qui est retrouvé. “Elle est retrouvée, quoi ?” demandait Rimbaud : l’amitié qui unit des peuples qu’une assez large vue sait frères. Puisse-t-elle durer de l’aurore au crépuscule, qui semble sur les Vosges lui emprunter ses doigts de rose, durer de la stèle des morts à la flèche des vivants. Que l’alphabet fasse de nous qui écrivons une flèche dans le carquois de YHWH.

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