Citadelle Vauban de Neuf-Brisach : installation de Helmut Lutz
en l’honneur d’Eur-Ope aux Larges-Vues, princesse de la paix.

Un bâtiment même rouillé, pour peu qu’une musique monte sur la tyrannie et ses fontes, peut sentir la mer le mouiller…

Au Musée Historique de Mulhouse, un porte-stylet gallo-romain
sous la forme du taureau, qui donna son nom et sa figure à la première lettre phénicienne :
aleph, futur alpha, puis notre a latin.

C’est qu’Europe nous vint sur un bateau sans ancre : ses flancs semblaient ailés par une future encre, celle de la lettre vive, de l’alphabet, qui ne peut nous laisser dans les chaînes sans paix. La démocratie tremble, balbutie, mais la peau de bête qui devint parchemin, pour diffuser non pas tant des modes que des méthodes issues de CODEs, lui montre toujours un autre et nouveau chemin.

A dans le CODEx Guta-Sintram : fac-similé du parchemin, le codex désignant étymologiquement une planche à creuser en barque, ou bien en reliure…

Tellement de CODEs, au-delà du sourire d’Augustin qui semble semer sans fin le matin, vaudraient bien une ode !

CODEx Guta-Sintram : saint Augustin bénissant ses enfants spirituels.

L’ESPRIT est quotidien – non pas terne, mais moderne – autant que musicien. Puissent par son chant nos traversées être plutôt guidées que bercées vers la liberté de se concerter.

CODEx Guta-Sintram : une musicienne au seuil bleu de mai,
pour accompagner d’une joie grave les marins d’Yatag.

One Reply to “Une ode aux codes ?”

  1. Théâme nous emmène écouter des musiques très intérieures. Théâme ne nous emmène pas “écouter des sirènes” : nulle “inanité sonore” ne résiste à l’amour du Père chanté par un père et un fils, à l’ombre claire d’un pommier en fleurs et d’un clocher de village. Ainsi nous “voyagent” des nefs immobiles, et le code de leur routes tracées dans le ciel par des taureaux ailés est sans codex, sans parchemin. Leur satisfaction de résoudre chante et gémit comme la carcasse rouillée d’une barque sans gréement sur le gravier de la citadelle. Tel est l’or du joug dont nous délivre Europe, par l’aleph de l’écriture, par le luth de la louange, par la bénédiction toutes paumes ouvertes de l’évêque qui, tard mais pour toujours, aima la Beauté. Ainsi Théâme ne cesse de nous redire ce que nous savons déjà : dans nos ténèbres il n’y a pas une place pour la Beauté, mais toute la place est pour la Beauté. Merci, Théâme, de faire cette place, pour nous, dans la maison du Père.

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