Quand des aînés de plus en plus hospitaliers, rassemblés dans l’Association des Retraités des Etablissements Hospitaliers Publics d’Alsace (Arehpa), organisent une ambulante fête des voisins entre une Rotonde strasbourgeoise et le porche rayonnant de la Forêt-Noire qu’est Pforzheim, un détour est même possible, par la grâce des cars Royer et de l’imprimerie, du côté d’Athènes !

Effectivement, les Editions du bon Albert (48260 Nasbinals – France) ont publié en novembre 2011 des narrations de Clo Labrosse sous le titre Rues d’Athènes : on les voit vivre et vibrer, se souvenir et changer, au fil des lignes simples et inspirées, actuelles autant qu’immémoriales.

Pendant que se construit et se peuple entre les pages le nouveau musée de l’Acropole, se profilent devant nous, au bout du voyage, la porte de Pforzheim et l’humanisme de Johannes Reuchlin (1455-1522, ou Petite Fumée dans sa transposition grecque).

Ce premier hébraïste allemand non juif né à Pforzheim fut le collègue et le correspondant d’Erasme. Il préluda brillamment à l’âge d’or de la ville qui avait été créée en 90 avant notre ère par les Romains sur le cours de trois rivières entre les villes actuelles de Karlsruhe et Stuttgart, mentionnée pour la première fois en 1067, puis ornée d’un superbe tympan au XIIe siècle (Altstadtkirche St-Martin).

En effet, en 1767 une manufacture de bijoux fut fondée dans cette ville, spécialement pour les orphelins qui de la sorte devinrent orfèvres et qui transformèrent Pforzheim en une ruche scintillante autant que durable, comme le prouve le Musée du Bijou construit sur l’ancien domaine Reuchlin.

Certains de ses chefs-d’oeuvre magnifiquement mis en lumière nous font remonter aux trésors de Troie !

A plus d’un titre, cette Association partie de la ville natale du strass, accueillie chaleureusement aux contreforts nord de la Forêt-Noire, conduite par des guides aussi compétentes qu’aimables, a donc poussé la porte dorée de Pforzheim sur la Fête des Voisins (devenue européenne en 2004), sur la joaillerie des joies solidaires, sur l’Est où se lève – aussi juvénile que la Phénicienne Europe contemporaine des parures troyennes, toujours plus précieux pour l’Europe si elle veut bien le partager – l’or des commencements, de l’aurore et de l’espérance.

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