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Maussade et rade appartiennent l’un et l’autre au tronc bouillonnant de l’indo-européen.

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Car, malgré lui, le qualificatif mausSAde nous relie à la SAveur dont l’absence rend si fade le monde, qu’il s’agisse de la sensibilité qui s’y est fermée derrière un rictus ou de la figure malade qui voudrait en couper les autres.

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Heureusement et dans la continuité avec le précédent article, le sel est en nous comme autour de nous, prêt à restituer sucs et délices aux partages comme aux aliments, pour peu que nous ne restions pas en RADE, pourvu que nous ne demeurions pas bloqués dans la poche du rivage où se préparent en réalité, d’après l’étymologie et surtout d’après l’expérience, l’envol, le voyage, voire l’équipage.

Par-delà ces ivresses rimbaldiennes de solitaires déRADEs, suivons donc l’évangéliste Marc (9, 50) sur la voie de la joie : “Si le sel perd son piquant, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Goûtez le sel en vous-mêmes et dégustez la paix les uns avec les autres.” (Traduction Théâme.)

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