Troupeau vosgien.

Se rassembler, comme les vaches simples, sans taches, comme les blés…

Exposition à l’église Sainte-Marie de Mulhouse.

Pour faire farine, pour faire clarines, il faut d’abord laisser avec respect pousser.

Domaine du Geisbuhl à Mulhouse-Dornach.

Alors en pleine ville s’épanouissent, tranquilles, la lumière des parcs et des églises l’arc.

En route vers la Pentecôte et la reprise des célébrations à l’église Sainte-Marie.

Même Bède le Vénérable se fait, en sa fête, abordable !

Texte aujourd’hui sur lutrin au seuil de l’église Sainte-Marie.

L’espace attend l’ESPRIT, mais on entend un cri d’oiseau qui niche au creux de l’aile FILiale autant que PATERnelle. Bernanos a créé le visage imposteur d’un prêtre tout à coup hanté par le Trompeur qui divise, éparpille, chaque âme et les familles : “le besoin de me rassembler” qu’invoque selon le psaume l’abbé Cénabre, tandis que sa foi se délite et délabre, ne pourra guère se combler que par la prière, par l’humble sacrifice, d’une jeune Chantal en généreux prémices…

Forêt du Geisbuhl à Dornach.

Pour peu qu’on se rassemble en son for intérieur, déjà sous les fausses fenêtres les cœurs se rassemblent pour qu’un monde meilleur nous dépêtre et chez nous pénètre.

Mulhouse : en trompe-l’oeil sur un mur, homme au parapluie en haut à droite
et jeune femme assise en bas à gauche.

2 Replies to “Se rassembler.

  1. Merci pour ce billet qui rassemble sous son aile, et ne trompe ni l’oeil ni l’oreille. Voici que, parcimonieusement d’abord, ceux qui furent séparés vont pouvoir se rassembler. Car il faut beaucoup de grains pour devenir farine et être broyé ensemble au moulin mystique et il faut beaucoup de vaches sur le chaume des Vosges pour devenir ces clarines q’un aquilon cogne et presse, rêveur d’en être enchanté. Et certes il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de nos forêts et, comme nous, les branches sont libres de porter du fruit. Alors, en nous rassemblant bientôt dans nos églises longtemps demeurées désertes, en nous rassemblant sous nos masques, quel fruit porterons-nous? “Ensemble c’est tout”. Ensemble, c’est beaucoup. Comment serons-nous une fois encore eucharistiques ? Comment porterons-nous au monde, ce monde auquel à la fois nous appartenons et n’appartenons pas, cette espérance qui ne trompe ni l’oeil, ni l’oreille, ni le coeur ?… Et dont nous entretient Bède le Vénérable ?… Cette espérance qui va avec l’amour sans lequel nous ne sommes rien, rien que de pitoyables poussins masqués.

    1. Merci d’avoir repris le temps de visiter Théâme alors que grands et petits te réclament ! Précisément, le précédent billet souhaite au tout nouveau Virgile la bienvenue avec les sources qu’affectionnait notre cher poète antique à la voix toujours jeune, émue par “les lacs d’eau vive et les fraîches vallées” comme Giono dans sa traduction des “Géorgiques” au livre deuxième.

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