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Toute église est, d’après l’étymologie, appel à sortir porter la bonne nouvelle qu’est l’Evangile, mais d’abord à s’ancrer ensemble sur le ciel essentiel pour mieux (faire) entrer dans le chœur du cœur et dans la floraison de toute oraison.

Saint Florent marqua l’histoire et l’espace de l’Alsace, particulièrement autour d’Oberhaslach : peut-être moine irlandais, il serait devenu évêque de Strasbourg au VIe siècle ou au VIIe, et ses cendres se trouvent dans la vallée de la Bruche, protectrices de notre province, particulièrement de sa santé la plus florissante.

Voilà cent ans qu’à Cronenbourg, faubourg de Strasbourg, une église fut consacrée en allemand sous son nom. Il est bon que, par le bel accord de ses voix juvéniles, la Macanterie de Saverne vienne y faire que le matin chante même le soir : plus fins que des thuyas, les clairs alléluia multiplient l’embellie. L’église doyenne de la communauté paroissiale unie par la Divine Miséricorde sent dès lors en cet anniversaire monter sa jeunesse millénaire au-dessus des cordes et des travaux : l’on peut croire que par monts et par vaux, pour unir les peuples ainsi que les langues, pour que l’humain navire en nos mains ne tangue, se rapproche l’ermitage Saint-Florent, dont le souffle reste grand et vivant…

Ainsi, nos quartiers et nos rues voient scintiller parmi leurs mues l’air qui s’élance hors du silence : il aide l’enfance à s’élever plus haut que le grain de sénevé. Ainsi monte des cloches – sans peur et sans reproche – l’appel à la paix sur nos parapets : car battre ensemble la mesure change en harmonie les murmures.

 

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