Strasbourg, Orangerie, fête de l’Europe : pour la rose des vents et les quatre points cardinaux, Hospitalité, Fraternité, Dignité, Créativité.

La fête est prête et se poursuit jusqu’à la nuit ! Ce mât de Cocagne gaiement s’accompagne tout près du Conseil de l’Europe, au soleil de l’Orangerie, d’amis qui sourient, d’accueil et de chants. Voici justement les paroles de Jacques Serres qui, pour ouvrir nos voies et nos voix à la joie, transposent celles de Schiller :

Un hymne à la joie (Jacques Serres – 2011)

1
Chantons pour la paix nouvelle
De notre Europe unifiée,
Quand l’Histoire nous rappelle
Les massacres du passé.

Quand nos peuples dans la tourmente
Vivaient dans la haine et le sang,
Oh ! Quelle joie nous enchante
Plus de guerre pour nos enfants. (x2)
2
Sans que les frontières anciennes
N’entravent leurs destinées,
Nos filles seront sereines
Et nos fils épris de paix.

Quand ensemble ils sauront dire
En toutes langues « bienvenue »
Et pourront enfin construire
Ce monde tant attendu. (x2)

3
Démocratie notre rêve
De plus haute antiquité
Pour toi notre chant s’élève
Europe et fraternité.

Nous chanterons pour que progressent
Les idées de l’humanité,
Et pour que jamais ne cessent                                                                                                          La joie et la liberté. (x2)

Association UNIR L’EUROPE : le 8e Itinéraire Européen de Jacques Schmitt part aujourd’hui de Strasbourg.

L’itinéraire d’un autre Jacques ne manque pas d’air – ni d’R non plus : il est parrainé non point par des banques, mais par le Parlement européen lui-même. Il lie donc Méditerranéens et gens du Nord pour une aventure qui construit la durable ouverture.

Gagnez la galerie ARTCRÉENVOL, sans tarder davantage : 2 rue du Mont-Blanc, le passage vous fait franchir la distance et les cols.

Galerie ARTCREENVOL.

Les matières, la lumière, changent les voyages passés en Couleurs du monde, en accord qui fonde, en des souvenirs bien tissés : les six continents fournissent la trame naturelle, surnaturelle, à l’âme.

Edith Heim : silencieuse communion ultramarine à la galerie ARTCREENVOL.

Car on peut trouver, relever, des rebuts par le temps lavés, pour les replonger dans la nuance toujours nouvelle qui les ressuscite et révèle.

Edith Heim, plasticienne à la galerie de Catherine Arnaud ARTCREENVOL.

Des formes lovées dans l’invisible, soudain frayant la voie à d’autres joies, se déploient pour ouvrir notre cœur et nos mains. Peut-être Simone Weil percevait-elle sous la vie une éternelle étincelle : “La beauté du monde, c’est le sourire de tendresse du Christ à travers la matière”.

Edith Heim rassemble vues et voies à la galerie ARTCREENVOL.

Précisément, l’apôtre Jean aujourd’hui rappelle la bonne Nouvelle d’une pêche abordant au déjeuner le plus invraisemblable, inespéré. Après la mort et la résurrection du Christ, ensemble les apôtres dont Jean, “le disciple pour lequel Jésus éprouvait de l’affection”, “sortirent, embarquèrent et, cette nuit-là, ils n’attrapèrent rien. Or, dès l’aube, voilà Jésus debout du côté du rivage. Mais les disciples ne reconnaissaient pas Jésus. Donc Jésus leur dit : Petits enfants, par hasard un peu de nourriture, en avez-vous ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Lancez à tribord le filet, et vous trouverez. Ils le lancèrent donc, et il n’avaient plus la force de le tirer sous la masse des poissons. La parole donc est adressée, par le disciple pour lequel précisément Jésus éprouvait de l’affection, à Pierre : Le Seigneur, c’est lui là. Simon Pierre donc, apprenant que le Seigneur était là, se mit chemise et ceinture – car il était nu – et se lança lui-même dans les flots. Quant aux autres disciples, ils arrivèrent avec le canot – car ils n’étaient pas plus loin de la terre ferme que deux cents coudées – , en tirant le filet des poissons. En mettant donc pied à terre, ils perçoivent l’installation d’un brasero et dessus des aliments avec du pain. Jésus leur dit : Apportez un peu des aliments que vous venez d’attraper. Simon Pierre rembarqua, tira sur la terre ferme le filet rempli de gros poissons, au nombre de 153, et malgré leur masse le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : Ici, à table ! Aucun des disciples n’osait lui demander Qui es-tu ? : ils reconnaissaient enfin la présence du Seigneur.” (Évangile selon Jean, chapitre 21, traduction littérale du grec proposée par Théâme : certaines transpositions peuvent paraître anachroniques, et la fin mériterait la notation de l’existence sous-jacente ici à la “présence”… Ajoutons que le verbe correspondant à l’affection du Christ pour Jean reviendra dans deux des ultimes questions que Jésus ressuscité pose ensuite à Pierre – celui-là même qui par trois fois l’avait renié pendant sa Passion – , la dernière reprenant les réponses de l’apôtre et s’élevant aux responsabilités qu’implique l’amitié.)

3e dimanche de Pâques C, feuille de semaine à la paroisse catholique St-Pierre le Vieux de Strasbourg.

 

One Reply to “Quelles voies pour la joie ?”

  1. Joie de Pierre sautant dans les eaux, Joie d’Edith, car pour qui crée, exposer, s’exposer au regard d’autrui c’est achever le mouvement de l’oeuvre aspirant au partage, Joie de Jacques l’infatigable marcheur européen qui collecte l’air de rien des airs à rire et à rêver, des rimes des résistances et des résurrections. Joie du rythme du rayonnement et des refrains de nos chansons..Oui comme disait l’ami Sullivan ” prenez la joie qui bat des ailes au dedans et transmettez-la vite sinon elle pourrait vous brûler.” Joie aussi du mat de Cocagne , un nom lié à la culture du pastel d’où vient le plus tendre des bleus . Lecteur de theâme que ta joie soit parfaite et bleue comme une orange.

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