Cathédrale de Strasbourg : d’un mystérieux instrument ancien se lève un clair matin musicien.

Il suffit de relier quelques cordes pour que le monde à nouveau s’acCORde.

Avent à Strasbourg.

Il faudrait juste laisser le ciel tendre entre nous ses fils essentiels.

Strasbourg, carrefour des rues du 22 Novembre et du Jeu des enfants.

Résistons aux faux cordages comme à la myopie de l’âge : remettons-nous au métier de l’acCORd, de l’amitié. Ne perdons pas de vue Europe qui seule peut nous garder – un tant soit peu – claire et large la vue, sur les rails du travail !

Strasbourg, galerie Chantal Bamberger : “Icône” d’Anne-Marie Klenes.

Dès lors joue l’or avec l’ardoise, lorsque des lys rallumés soignent les seuils abîmés, qu’une fenêtre se reboise…

Galerie Chantal Bamberger : “Icône” de Claudie Hunzinger.

Car avec le végétal s’acCORde le minéral… Des forces nous tissent, la beauté nous hisse, et les cordages deviennent CORdiaux : déjà, des icônes déborde l’aumône de misériCORDE puisque les CŒURs sont primordiaux.

Mulhouse : marché de Noël 2018 devant le temple Saint-Etienne et l’Hôtel de ville drapé de neuf.

Ensemble et tout droit, sur le fil du toit, sont prêtes les mouettes à nouer des couettes pendant que, sans mot d’ordre donné, la liberté cherche à s’ordonner.

Strasbourg : oiseaux en rang sur l’église Saint-Jean.

Étienne le diacre martyr vit en mourant le ciel s’ouvrir. Du tisserand la trame (ORDO) coud au temps l’âme pour que le texte vivant y reste. Quand la fête des Lumières à Lyon, nous donnant du grain à moudre plus que le goût d’en découdre, célèbre l’Immaculée Conception, nos lampes ressuscitent et tout émues palpitent.

Quelles ailes rendent les murs plus sûrs, moins durs, que de rituels jeux de coqs ? Est-ce que se fissure un roc ?

Tout à coup, les stylos sont pris dans ce duo de l’ombre et de la lumière qui s’ourdit, assourdi : puis ils brodent la prière entre le silence des apparitions et l’obéissance des préparations…

Après le remplacement d’une simple ampoule.

 

One Reply to “Quelles cordes nous accordent ?”

  1. On lit ce billet comme on boirait un cordial en des temps de froidure, on on le lit comme on réaccorderait le monde à ses oiseaux et à ses ficelles, comme on recoudrait des accrocs à nos gilets. Non pas fuir le monde mais l’accorder à ses étincelles si souvent cachées sous les écorces. les artistes sont là pour nous raconter leurs V’herbes et leurs icônes en fil de fer. Car nos cœurs sont tantôt d’ardoise et de pluie, tantôt d’or et de clarté. Et notre primordial souci demeure l’intelligence avec l’ange, cet ange dont Char nous redit qu’il tient à l’intérieur de l’homme” la parole du plus haut silence (…) Accordeur de poumons qui dore les grappes vitaminées de l’impossible. Connaît le sang, ignore le céleste. Ange: la bougie qui se penche au nord du coeur. ” Ainsi se penche Théâme sur nos fêtes humaines et sur nos villes pavoisées. ” Un feu d’herbes sèches eût tout aussi bien été leur éditeur.” Theâme est ce feu, ce petit buisson ardent, dont la Parole va sourdre, jamais indifférente à la misère de son peuple. Et sur ce peuple de France, de Lyon, de Strasbourg,de Mulhouse, sur ce peuple qui marche encore un peu dans la nuit, espérons-le, une grande lumière va se lever.

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