Rixheim, Musée du Papier Peint : maquette de papier peint,
Manufacture Nicolas Dollfus, Mulhouse, vers 1793.

Le vieux papier peint gonfle comme un pain : les quetsches ou les prunes, sans inquiétude aucune, rafraîchissent les murs en lumineux fruits mûrs. Ainsi l’humble pruine relève des ruines.

L’un des Trois Châteaux de Husseren : Wahlenbourg.

De Husseren les trois Châteaux ne demeurent pas des masures :

Château de Weckmund.

à l’abri de leurs embrasures, ils nous préparent des cadeaux.

Murs du Wahlenberg.

Parfois, les pierres sont plus fortes que des années-lumière mortes…

Dans le musée du Hohlandsbourg.

Il suffit qu’un tout jeune serviteur nourrisse le feu sans honte ni peur pour que dans la vieille bâtisse la vie avec la joie se tisse.

Arrestation du poète Theodor Fontane à Domrémy le 3 octobre 1878
comme espion allemand : composition de figurines par Georges Bischoff.

Alors, en figurines, Domrémy peut demander pardon à l’ennemi pour l’ignorance tuant l’espérance.

Cour du château de Hohlandsbourg.

Car il faut héberger, à l’instar des bergers, les âmes qui s’entraînent à voler sur les plaines.

Premiers remparts et donjon du Hohlandsbourg.

Alors, à nos abrupts rochers, l’accord peut s’accrocher – lui que sa pulpe au cœur disculpe – s’épanouir pour réjouir bientôt nos papilles de saveurs qui brillent.

Porte du Hohlandsbourg.

Pendant que l’abeille s’entend à butiner, par le ciel la terre se laisse patiner, lustrer : tout à coup, le sol se dérobe. Est-ce qu’il entraîne le globe comme un fruit à l’instant cueilli pour désaltérer les taillis ? Quelle paume qui trotte le caresse et le frotte ?

Eguisheim : installé en 2012 dans le parc du Millénaire, Léon IX par Jean-Luc Schické.

Où donc s’en va ce pas qui bat, comme une tige sans nul vertige… sinon vers Manegold de Lautenbach et vers sa proche abbaye de Marbach ?

Chapelle moderne dans l’abbaye de Marbach.

Cette allure est postérieure, mais parallèle, au rapt d’Europe vers l’ouest qui donna des ailes à notre lointain essor, à notre précieux trésor scintillant sur nos fanges et tressaillant d’échanges. Ainsi la Phénicie qui fut notre berceau même sans spectateurs transforme en un vaisseau d’harmonie, dans la nuit qui dépose sa pruine, les raides colonnes ressemblant à des ruines. Mais le chant va bêchant les cosmiques espaces : la paix entre nous passe. Voici d’ailleurs venir la Saint-Benoît : c’est une fête pour que l’Europe de concert, en chœur, se développe. Retirons la bogue de cette noix : soyons moins frustes et jouons plus juste afin qu’enfin les Euro-citoyens cultivent leur conscience en musiciens.

Capture d’écran de “Sound of Resilience“, concert unique, donné par l’Orchestre philharmonique libanais sous la direction de Farout Fazlian, sans spectateurs présents
le 5 juillet 2020 au Festival International de Baalbeck : l’Hymne à la joie de Beethoven.

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