Formant un coeur en ballon, une bouée s’est dénouée en volant droit devant, lancée haut vers les Ballons. Tout près de là vécurent le Lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel et, quelques décennies auparavant, son grand-oncle Monseigneur Pierre Bockel.

I. M. Lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel et Monseigneur Pierre Bockel.

Un volatile étrange a traversé l’air clair : les oiseaux suivaient la ficelle de cette légère nacelle, puis elle monta droit conduite par son flair…

M. Chagall : “Ulysse et les Sirènes”, lithographie pour l’Odyssée, in “Homère Sur les traces d’Ulysse“, BnF 2006.

C’est ainsi qu’il nous faut échapper aux sirènes : qu’elles ne soient jamais sur nous des souveraines !

Extrait de la bande-annonce du film “Le Mépris” de Jean-Luc Godard : Brigitte Bardot tient une édition de l’Odyssée.

Et que, loin du mépris, l’amour garde son prix, sous nos arches, sur nos marches.

Autre extrait de la bande-annonce du “Mépris”.

Que sur nos escaliers, contre l’injustice et ses précipices, travaillent des alliés !

Extrait de la bande-annonce du film “Adults in the room” de Costa-Gavras d’après l’ouvrage de YANIS VAROUFAKISConversations entre adultes – Dans les coulisses secrètes de l’Europe“.

Et qu’avec le sourire nos spirales aspirent à la mise en œuvre de nouveaux plans, qui mènent au grand large comme au chant !

Autre extrait de la bande-annonce du film “Adults in the room” où Yanis cite une chanson des Beatles : “L’argent ne peut pas me payer l’amour”.

Mais il faut l’habile courage de Vulcain afin que les plus précieuses plumes et le malheureux espadon – jouet d’hameçons ou de salons – , craignant le marteau comme l’enclume, échappent au tombeau souterrain ou marin, afin que les forces d’Europe en SYMPHONIE, en “vrais ACCORDS” pour la vie se réconcilient, afin que les témoins disparus nous montrent la clarté du salut.

Enclume exposée à Bricofer, à Richwiller.

One Reply to “Quelle plume sur l’enclume ?”

  1. Tristesse mulhousienne , tristesse malienne… Pierre-Emmanuel qui allait être papa, nous te saluons le coeur serré sur l’enclume des jours. Quel marteau sans maître a donc ici frappé ? Ton grand-oncle chanoine et aumônier, qui connut d’autres guerres et d’autres résistances, est-il venu passer comme un dernier oiseau dans ton ciel pour te bénir quand tu as senti ta vie comme une baudruche se dégonfler, presque se perdre ? Tu n’avais pas de mépris pour cette vie offerte, la tienne, car tu avais désiré la poursuivre en semant avec ton aimée une descendance, qui ne te connaîtra pas. Ni l’argent ni la gloire ne valent un tel sacrifice, seule la liberté peut-être, elle qui au fronton de notre république est autre chose encore qu’une sirène. Des inconnus te remercient toi et tes camarades tués.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *