Mulhouse, Avent 2020 : temple Saint-Etienne.

Le temple Saint-Etienne reste en travaux sur la place mulhousienne de la Réunion. Mais c’est un phare d’autant plus salutaire en cet étrange hiver…

“Voici, proclame EtienneStéphane (Couronne) qui dans sa mort indique la haute voie de la vie : je contemple les cieux grand ouverts et le Fils de l’homme à droite debout à côté de Dieu”. (Ac 7, 56).

Autour, paraissant avoir compris, des plumes suspendues aux murs gris, mystérieusement réunies, blanchissent la ville et d’imminents envols frémissent.

Comme pour délivrer un à un les murs de Mulhouse, campagne publicitaire pour le spectacle “Les Ailes du désir“.

Quelquefois, les ailes de désirs s’entendent si bien à nous saisir que l’ombre entière vibre en un libre équilibre, tel le vieillard Syméon tard guidé par un foyer de lumière hors de la prière familière :

“Il vint dans l’esprit vers le temple” (cf. Lc 2, 27).

Dans une éclaircie, le site de Marbach vu d’un balcon qui surplombe l’hiver.

Alors s’entrouvre même à Marbach la boîte interdite comme un lac, ce narthex dont la porte de verre pivote soudain bien mieux qu’on n’espère… Ici la calme colline dort sur les célestes racines d’or, à la veille de la Sainte Famille et de la Saint-Jean d’hiver qui scintillent ensemble en deux mil vingt d’un éclat plus qu’humain, qui nous tirent du somme et qui nous nomment : “La vie était la lumière des hommes” (Jn 1, 4).

L’étoile de Noël est-elle revenue briller ?

Comment se fait-il donc que la Nativité, comme épargnée chez nous par la déclivité même après deux millénaires, semble-t-il, se régénère et malgré les Brexit restaure les transits ? Contre les humaines erreurs souterraines, contre le coronavirus, seule vaut la couronne de Famille avec ses beaux fleurons, soudain moins fragiles au soleil de l’Evangile, “à travers les divins et rayonnants tréfonds où la paternelle Pitié veille à grands bonds” (cf. Lc 1, 78).

Sous la conjonction des astres plus forte que nos désastres, l’accord des objets reçus couronne l’Enfant Jésus au fil d’une étoffe imprimée venue du Bélarus : l’étoile brodée-piquée sur papier par Joëlle, une bougie à batterie et l’orchidée royale de Maria.

One Reply to “Quelle est cette Couronne qui brille et qui rayonne ?”

  1. Merci à Etienne et Jean, saints conjoints de cette fin décembre, de diriger nos yeux vers “cieux ouverts” d’où, accordée à nos ailes de désir, descendra la Jérusalem céleste. IL est heureux que les astres eux aussi dirigent nos yeux vers des firmaments où nos hommes de sciences observent une rare conjonction entre Saturne et Jupiter. La main qui broda une affectueuse étoile se souvint sans doute des innombrables étoiles que YHWH montre à celui qui n’est encore qu’Abram et qui n’a point de descendance. Mais voici que le Hé lettre hébraïque du souffle (et du désir) va fendre son nom, comme fut fendue la mer rouge, comme sera fendu par un glaive le coeur de Marie. En devenant “père d’une multitude”, d’Abram devient Abraham. Ainsi nous tenons-nous parfois au bord des choses les plus inespérées, comme des pèlerins qui s’arrêtent au narthex n’osant encore avancer plus loin… craignant le glaive qui souvent précède la grâce, comme les pierres de lapidation ont précédé la couronne de Vie. Oui, l’Enfant sur la paille est signe de contradiction, mais tout rameau, tout bourgeon, telle l’orchidée à ses côtés, finira par fleurir.

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