Bussang, Théâtre du Peuple, scène côté jardin : PAR L’ART.

Demi-devise certes floue, mais le charme entièrement joue : jeunes, le vent et les oiseaux nous décoiffent à grandes eaux quand nous entrons dans ce théâtre frémissant de bois comme un âtre.

Programme du THEÂTRE DU PEUPLE à Bussang.

Il paraît être las et vieux, mais dans l’ombre s’ouvrent nos yeux. Le rêve élève à la réalité la soif de liberté.

HISTOIRE DU THEÂTRE DESSINEE par André Degaine, Nizet, 1992.

Dès lors, les chevaux de l’aurore en nous jaillissent et se dorent : oui, des amis apparaîtront “pour quand nous nous réveillerons” vaillants !

LA VIE EST UN RÊVE, mise en scène au Théâtre de Bussang de LA VIE EST UN SONGE de Pedro Calderon de la Barca.

Le rêve lui-même nous pousse de sa main péremptoire et pourtant douce à travailler, à répéter, pour que les mots soient incarnés.

Programme : répétition de LA VIE EST UN RÊVE sur la scène du théâtre de Bussang.

Quelle est cette cérémonie sérieuse, concertée, jolie ?

Aile paire du THEÂTRE DU PEUPLE;

“Dans de si nouveaux mondes”, non, la vie ne sait plus son nom. Entre ciel invisible et terre, l’amour aveuglé, gémissant, erre : “D’homme à bête il n’y a pas plus loin que de monts à palais”. Sans soins sous “la bougeante république des astres”, sous la force oblique, on peut voir “la guerre dans tout”. Mais de la Caverne le bout paraît pour “vaincre l’impossible”. Contre le destin irascible, un “surplus d’âme” se fait jour et voix : “Je veux que mes actes parlent pour moi”.

Programme du Théâtre du Peuple : trois personnages principaux de LA VIE EST UN RÊVE.

Alors, par l’embrasure fraîche d’un accord, se creuse la brèche ou l’abreuvoir qui sait mouvoir.

L’ancien reclus délaisse le lit de la mollesse.

Sous l’incertain visage grave, l’amour naît, se forme et se grave.

L’âge baroque est une coque ballottée de vertige en invention par les découvertes fertiles en pertes… jusqu’à nous, soûls d’innovations ! Shakespeare, Corneille, mais aussi Descartes ont déjoué l’insidieuse illusion.

La devise est presque au complet : car le théâtre est ce qui plaît, non point par le respect des règles, mais par une énergie espiègle à raviver, à cultiver.

Bussang, Théâtre du Peuple, scène côté cour : POUR L’HUMANITE.

Sous le soudain flot de la joie, dans l’ample vaisseau porté PAR L’ART POUR L’HUMANITÉ, les obstacles cèdent et choient.

Regardons par “la fenêtre qu’on est à soi-même” : l’orée de la forêt se révèle sous des trombes d’orage, retrempant le public dans un courage qui tressaille, tellement inédit que le village grandit, applaudit.

Silencieux et mystérieux sont les gonds sur lesquels a tourné le mur du fond.

Théâtre, quelle monture de l’âme, pour qu’elle étende ses ailes et rame par le discours intemporel vers un unisson fraternel et par les cordages des âges vers de plus clairs, plus fiers, parages !

Programme publicitaire diffusé par le Théâtre du Peuple.

Car voici le salut, le sourire absolu, qui bondit et délivre, qui fait ouvrir le livre.

Avant-dernier à partir de la droite, Sylvain Macia dans le rôle de Sigismond.

Avec le souffle une langue tissa le texte plus solide que du drap : louez son auteur, jouez avec la destinée. Les planches du chalet sont bien enracinées : sous la tempête ou bien les alizés, ensemble créez et réalisez.

Les Solitaires intempestifs.

Le dévoué cheval de la vie nous entraîne vers l’harmonie !

Un des chevaux acteurs du RÊVE de Calderon dans une rue de Bussang : debout, les deux êtres vivants semblent n’en faire qu’un…

 

 

 

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