Retour à Wesserling et ses Jardins métissés 2020.

Cœur et peau de la terre sont en feu : quelle caresse pour son front fiévreux ?

Wesserling 2020 : la fontaine de vaporisations.

Faut-il aller à la pêche désespérée d’ondes fraîches ? Sans se laisser du tout griller par les grillages vont briller les merveilles sous les sapins et les oreilles du lapin…

Le lapin aux Jardins de Wesserling.

On dirait qu’ici les usines, sous les doigts ouverts et soyeux de l’air, se réveillent et s’illuminent…

Wesserling, suite : Jardins éphémères 2020.

De même, les anciens remparts accueillent de nouveaux départs : à leur grande surprise, ils se découvrent sources de regards jaillissants, d’étincelantes courses.

Sur un des remparts de Neuf-Brisach construits par Vauban : Remp’Arts 2018, participation en mosaïque du collège Robert Schuman de Volgelsheim, “Chercher du regard”.

Eur-Ope n’a-t-elle pas dégagé les yeux de leur antique poids, du monde envieux et vieux ?

Retour à Neuf-Brisach : apparition de “Rêve d’étoile”,
couple dansant du sculpteur Bernard Puget, 2020.

Un métal tout neuf entrouvre le globe au ciel qui se dérobe, mais l’enrobe :

Un aigle durable entre les remparts de Neuf-Brisach.

il rejoint le troupeau concerté des oiseaux, desserrant ce qui mure sous son chantant murmure.

“Murmuration” : réponse collective, auto-organisée des nuées d’oiseaux face aux perturbations. Une interrogation sur nos modèles de société. Juin 2020. Signé SABéPAT.

Pourtant, la citadelle a bien failli tomber sous des nuées de bombes et de vices plombés.

Retour au MAUSA : en 1945, des scouts se sont exprimés sous les bombardements
dont les protégea la citadelle Vauban de Neuf-Brisach.

Mais elle sut abriter une troupe dont l’espérance discerna sans loupe dans l’orage de haine une constellation plus claire, plus forte, que l’interrogation – et, dans le danger partagé, dans la détresse, le souffle solidaire d’une sûre promesse.

MAUSA : oeuvre de Speedy-Graphito créée sur les murs, le sol
et les voûtes dans une travée de la citadelle Vauban.

Le monstre de la jungle en deux fers à cheval ne pourra pas broyer dans sa gueule de mal la lucarne où s’incarne la brindille d’un corps aimantée par l’essor.

A l’entrée du MAUSA, figure de Jérôme Mesnager.

Sur le crépi lépreux, le squelette sent se poser les gouttelettes d’un appel à danser : la chair vibre libre et renoue avec l’air. La respiration en spirale épanouit et déploie les pétales pour la fécondité de la réalité : pour que les galeries défensives fassent jaillir des mines d’eaux vives.

Neuf-Brisach : au pied des remparts de Vauban pousse en spirale une roseraie.

3 Replies to “Que vibre l’air libre !

    1. En dépit – donc en raison – de ses défauts, quel honneur pour Théâme de faire place à des chefs-d’oeuvre et, qui plus est, à leurs créateurs !
      Merci, bravo, très belle continuation à vous.

  1. C’est comme une paix dans les brisements qui fait de Brisach un neuf-Brisach, c’est comme une main fraîche sur un front de fièvre que cette rampe donnée à l’art à l’ombre de ses remparts. Oui, le monde est fiévreux ; oui, le monde est dans les brisements, alors quel fiévreux en-avant nous donne Théâme pour ceux qui trébuchent dans la matinale lourdeur… A Wesserling on décrocherait dans les arbres, au-dessus du bassin des vapeurs, un attrape-rêve. Oui, rêvons encore : l’art nous y invite avec ses étoiles, ses oiseaux, et les jardins nous y invitent aussi, rêvons. Car, si te je viens en aide, je devrai t’exposer”… Alors, qui pourrait nous dire lâches? Rose et résurrection sont à la sortie du tunnel, l’une dessine des spirales et l’autre lève les bras au ciel. N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, dit un proverbe gitan . Merci, Théâme, pour ce billet qui fait vibrer la nôtre en y entrant pieds nus.

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