Colmar, enseigne de Hansi pour une pharmacie. Ce cygne n’incarne-t-il pas la devise
du Dr Hautval « Pense et agis selon les eaux claires de ton être » ?

Faut-il être pharmacien ou bien plutôt musicien pour que l’énergie devienne alchimie ?

Colmar : narthex de la collégiale Saint-Martin.

Il faudrait en fait le génie et le travail de Martin : l’escalier à vis et à vitrail nous invite et prépare au partage, à chaque étage comme à tout âge !

Dans la Vieille Ville de Colmar.

Le toit rénové, l’ancien mur, en demeurent des garants sûrs : il suffit de veiller pour qu’enfin la vieillesse lâche prise et que les merveilles ne régressent pas. Malgré l’usure, les ingénieux châssis ne restent pas grinçants, inertes ou rassis.

Tout au long des Journées européennes du Patrimoine au musée Unterlinden, par groupes de quatre dans une bulle de plexiglass, la conservatrice Pantxika de Paepe a montré, commenté, la réfection du peuplier – après cinq siècles de manipulations un peu plié –
portant les panneaux du polyptyque d’Issenheim.

Mais toute protection a besoin d’architectes qui puisent aux sources et pour nous s’en délectent.

Détail du tableau de Charles Walch Bâtisseurs et architectes (1941) collé par Le Réverbère dans un quartier mulhousien : épargné par des mains déchireuses, trop peu désireuses d’art.

Dès lors, la ville cesse de dormir : elle écoute la paix gémir…

Exposition à la Neuenbourg de Guebwiller, composition de Charles Folk, La ville endormie.

Les Euronanas sur les plages repoussent en jouant les rivages.

Charles Folk : en amont des Euronanas ornant à la base la Tour de l’Europe à Mulhouse.

Or c’est pour pousser d’un seul jet polyphonique, tel un arbre qui ne peut pas rester à quai, mais qui scintille comme un marbre ou comme une constellation tissée de civilisations. Europe n’est-elle pas venue nous atteler à ses larges-vues ?

Détail préliminaire aux Euronanas de Charles Folk destinées à la Tour de l’Europe.

Finalement, les cris des enfants sont fanal pour guider vers l’école au beau nom de Hautval. C’est ainsi qu’infatigable la terre invente sans se lasser des moyens qui feront jaillir des frères créateurs et citoyens, qui feront que la jeunesse à la tendresse renaisse.

Guebwiller : l’école Adélaïde Hautval. Ce billet voudrait s’achever sur un hommage à notre amie (si peu) commune Anne Miguet, qui fut envoyée par Anise Postel-Vinay comme
“petit soldat” éclaireur et découvreur des écrits d’Adélaïde Hautval.

One Reply to “Où donc est la jeunesse qui sans cesse progresse ?”

  1. Combien le “petit soldat” d’Anise se réjouit de cette école Adélaïde Hautval si près de la maison du charron, son grand-père, devenue celle du pasteur son père et où de longues et lentes après-midi Anne se lia d’amitié avec Thérèse Hautval, la belle-soeur de cette grande dame que les siens n’appelèrent plus que Haïdi. Une école pour que des enfants sains et saufs… découvrent. Et à leur tour “ne pensent et n’agissent que selon les eaux claires de leur âme”. Salut à la jeunesse ici convoquée : qu’après tant de masques et de déconvenues revienne son sourire ! Le doigt de Théâme ne cesse d’unir et d’apparier tout ce qui peut entre Mulhouse, Guebwiller et Colmar y concourir. Quelle riche “concourance” alors dans nos mains accourue… La pharmacie du CYGNE à Colmar délivre la meilleure des pommades à l’arnica (unique et préparée sous son aile). Dansez “Euronanas”, et vous tous agiles europhiles : aucune contusion, aucune contracture ne résiste au baume du Cygne tout près de la collégiale Saint-Martin et de son escalier qui semble monter au ciel avec sa vis. “Bâtisseurs et architectes”, puisse le Seigneur avec vous bâtir sa maison tandis que dort la ville. Alors que “dehors la nuit est gouvernée”, le jour n’attend que vous.

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