Décoration d’une salle de yoga.

Ô donne, automne, l’un ou l’autre fil pour subir l’exil,

Saints-Pierre-et-Paul de Mulhouse.

de claires façades contre l’air maussade et de nouveaux seuils pour porter le deuil,

Travaux dans la rue des Franciscains à Mulhouse.

le long d’une atypique musique ne nous laissant jamais amnésiques.

Mulhouse, jonction des Franciscains et de l’Arsenal.

Aux élagueurs tu donnes, automne, d’un ton blagueur une entente manuelle et, partant, spirituelle :

Devant la chapelle St-Jean de Mulhouse.

ils se disent là-haut des “stars”, bien plus heureux que dans un bar !

Difficile de discerner parmi les branches les deux techniciens qui pour les soigner s’y branchent.

Ô donne, automne, tes lueurs d’éclaircie et tes bouquets de fleurs qui sans bruit remercient !

Chouette couronnée.

D’où vient cette goutte de paix, plus délectable que du lait, tombée soudain sur les toitures et dont s’embrase l’embrasure ?

Est-ce que parfois la main du ciel veut nous offrir une graine d’astre bleu ?

Souvent la solution sourd du simple “Présent d’amour” soudain reçu “dans la maison que [l’on] habite” : car l’arrière-saison, printanière, y palpite, remplissant d’amitié nos modestes “paniers” – puisque l’automne à foison donne – pour la multiplier, puis nous accompagner.

Luc Martin (http://lucmartin.sitew.fr) avec Jean-Yves Ragot, sur la musique et avec la contrebasse d’Annemarie Wolff, interpréta notamment “Dans la maison que tu habites” pour ce “Présent d’amour” lors du “Faubourg des Créateurs” à Strasbourg.

 

2 Replies to “Ô donne, automne !

  1. Comme il est chargé de douce poésie, ce billet du jeune automne, déployant sur la ville ses tentures où nuages et frondaisons se mêlent aux architectures avec autant de souverain bonheur que le bouquet sur le guéridon chante sa chanson de nuances accordées à la saison. On sent que revient le rouge-gorge comme si le gentil luthier des campagnes s’invitait en ville. Quant aux élagueurs en haut des arbres, ce sont eux les oiseaux. L’on aime dans cette ville du Haut-Rhin que se déploient les architectures du grand oiseau de Dieu, dont le psaume dit qu’on “trouve sous son aile un refuge”.De fait, elle est bien mise en évidence, l’aile fusante comme proue de navire de Saints-Pierre-et-Paul. Quant à la chapelle Saint-Jean, elle est discrète, n’éludant ni branchages ni grilles ni grès où tourne la roue de Mulhouse. Ses tuiles font signe au toit du monde et de Dieu, qui veille sur la ville en automne et toujours. Quant aux oiseaux chanteurs, ils jouent de la contrebasse ou de leurs cordes vocales comme des anges musiciens, et je crois volontiers que les gouttes de leur chant s’égrènent ici à travers les lignes de Théâme, qui semble tenir leur partition. Entre deux notes on entend le vieux Mulhousien qui s’exclamera sur ce SCHOEN AUDONNE parce qu’il mêle alsacien et français, comme le prêtre mêle l’eau au vin, et que sa prononciation met des rondes à nos lettres trop droites.

    1. Anne rejoint ainsi le professeur-poète-parolier Luc Martin qui entend aussi résonner des homophonies dans le titre et le leitmotiv du modeste billet inspiré par son récent concert. Merci pour cette nouvelle manière d’adoucir l’équivalent dialectal de l’automne, ce “chpôt iôr” plutôt connoté par “l’arrière-saison”.

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