Ce même mercredi 12/12/12 à Strasbourg, le Prix Nobel de la Paix 2012 est solennellement présenté au Parlement Européen, donc par son intermédiaire aux cinq cents citoyens européens, et les Nomades de l’Alliance sont créés à la cathédrale.

Prix Nobel de la Paix 2012 décerné à l’Union Européenne.

Dans l’hémicycle où la Large-Vue d’Europe n’est pas une vaste blague, où la réalité dépasse au contraire toute fiction théâtrale, mais veut aussi amorcer des réalisations urgentes, M. Martin Schulz, président du Parlement Européen, fait en allemand partager “l’un des moments les plus émouvants de [sa] vie”, en ajoutant : “La paix commence pour moi quand on ne dit plus mais comme dans la déclaration fréquente La démocratie, c’est bien, mais…” M. José Manuel Barroso lui succède en français : “En Europe, la paix est un ouvrage en cours, qui demande de l’attention et de l’amour”. Enfin, le lauréat maltais d’un concours organisé à l’occasion de cette distinction européenne, présent au centre de l’Assemblée, déclare : “Pour mes grands-parents, la paix était un rêve, pour mes parents, un processus, et pour moi c’est une réalité quotidienne”.

Nomades de l’Alliance à la cathédrale de Strasbourg.

“On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans !” fredonnait Arthur Rimbaud. Et pourtant, pour ce dix-septième Mystère de Noël, les jeunes des aumôneries, leurs animateurs comme Martine Jacquemin et d’autres créateurs se sont associés au génie du lieu et au souffle de l’Esprit pour changer une fois de plus, avec un talent confinant à l’audace, avec l’alchimie enthousiaste de l’harmonie, avec une économie digne des plus saintes liturgies, la grâce d’une cathédrale en une cathédrale de grâce… Quand Abraham accueille et suit ses mystérieux hôtes de Membré, quand Isaac se prête au sacrifice qui peut être le sien, mais qui préfigure l’incarnation et la crucifixion de Jésus-Christ, on ne voit éclater nul meurtre en la cathédrale, mais l’alliance de la terre avec le ciel, l’acrobatie du jongleur de Notre-Dame et la Nativité de la mission : car “partir, c’est risquer” ; “la lettre devient souffle de Dieu” et les pierres prennent le large, comme des piliers devenus voiliers, vers le sourire fait chair, vers un “breuvage qui donne la Vie” et vers tous “les possibles en attente”.

Nomades de la paix.

Dès lors, en ce parfait jour des enfants, s’envolent migraines et brumes afin que l’on se “réveille en marche” perpétuelle avec le Prince de la paix : les mistères médiévaux s’accomplissent sous la rosace qui réchauffe toutes les glaces du temps et de l’espace. Car “la liberté, comme l’affirmait M. Barroso ce matin non loin du grand ange rose de Strasbourg – image appliquée par Paul Claudel à sa cathédrale, est une conquête de chaque jour”.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *