Tazert 2017.

Les appels de la prière, des coqs,    Des ânes, lissent les piles des rocs.

Quand les bougainvillées   Ont fini leur veillée,

L’escalier du matin   Vous rend votre latin.

Kerns, fleurs du désert et ruches   Avancent au gré des cruches.

Les rivières    Sont en pierre

Afin que les gués   Puissent naviguer.

Même les géodes   Entonnent leurs odes.

Il faut des couleurs

Aux écoles

Et des rémouleurs

Aux symboles.

Belles portes de métal   Et rangs de fruits aux étals…

Mais pourquoi tant de ruines jonchent-elles   Ces déserts pleins de chantiers et d’ailes ?

Un matin marocain, 2017.

Glisse sur les patins   Magiques du matin

Avec l’âne,

Dans l’oasis aux oiseaux,   Dans le service humble et beau,

Marche et glane.

Dès lors le pain   Remplit les mains.

Alors on prie pour des maisons de prière   Et les âmes sont unies par la lumière.

Comme parvis, le parfum du vernis   Nous accueille sous le roseau qui rit.

« Amnoughar » ou « Lieu de Rencontre » :  On n’y regarde plus la montre !

À l’ombre, l’élan   Ne reste pas lent.

Nouvel An berbère :   « L’homme se libère »[1]

Sans se prélasser   Et sans se lasser

Pendant quie la femme   Rafraîchit la flamme.

Au soleil rasant,   Aux arbres frisants,

Dans l’oued on se baigne   Et la sève règne.

Gorges de Todra, 2017.

 

[1] Dans leur langue, les Berbères – dont le 22/09 marque le nouvel an – s’appellent « Amazigh » ou Homme libre.

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