Marion d’Elissagaray : une illustration de l’auteur pour son récit
Nul ne saisit le vent, Editions L’Enfance des arbres, 2021.

« Nul ne saisit le vent » : d’azur et d’or, ce dimanche à pas sûrs avançait, approchait des « Prairies de la danse », agitant son petit drapeau de résistance.

Première de couverture de Nul ne saisit le vent.

« Jamais les arbres ne s’arrêtent en route », écrit Marion d’Elissagaray qui façonne, le souffle aux aguets : ensemble, ils fleurissent d’élans et d’écoute.

Affiche du Concert donné le 21 février 2022 par les professeurs
de l’Ecole de musique de Sélestat.

Tout à coup, le nid du rythme éclôt en accords, en essor, en échos,

Ambroise Brody et Valérie Heurteau dans une des Cinq pièces de D. Shostakovich.

Dans le soir le soleil en rosace, pour le Carnaval et contre le mal, fleurit – le poing tendu par l’audace.

Ce logo semble avoir été par la rose inspiré : thème développé largement à la fin du concert.

Les peuples et les cités, au fil de l’histoire, ont tenté de s’orienter plus haut que la gloire.

Mulhouse, fresque murale de Daniel Dyminski représentant
la fête où la ville se réunit à la France en 1798.

Tant qu’EurOpè sur l’Ukraine et ses plaines veille à la paix les yeux grands ouverts, les couleurs s’envolent : entre l’azur et l’or, nulle âme ne s’endort, mais de liberté les cœurs se consolent. Ce lundi des Roses, quelle osmose fleurit ?

Un dirigeable arc-en-ciel sur le fleuve guyanais Sinnamary : une illustration figurant dans Le Radeau des cimes – Trente années d’exploration des canopées forestières équatoriales, ouvrage de Dany Cleyet-Marrel, Gilles Ebersolt, Francis Hallé et Olivier Pascal,
éditions Actes Sud, 2021.

One Reply to “Lundi des Roses, pour quelle osmose ?”

  1. Soulagement qu’un objet volant soit pour la paix quand tant de drones, de missiles, de bombardiers, veulent tuer la liberté de l’Ukraine. Voler pour la canopée, quel espoir pour notre arbre-monde toujours menacé ! Ah, si l’on pouvait toujours mettre des roses à son fusil, si chacun pouvait dans son propre jardin se contenter de cultiver sa rose… Mais, nous le savons bien en cette orée de carême, l’enfant de Marie qui jouait avec des roses un jour en portera les épines. Et pourtant elles existent encore ces prairies de la danse, ces Tanzmatten, où des musiciennes et un musicien ne jouent que pour l’amour des roses, des notes et de l’harmonie. Et le bois auquel on met le feu ne donne pas la cendre seulement, mais la flamme aussi. En ce mercredi des cendres, contre l’hostilité contemporaine nous jouons la carte flammée des roses et, si nous la perdons, nous la jouerons encore. Nos atouts sont perpétuels, comme le violon sur le toit et les prairies où l’on danse, comme le joli tambour qui s’en revient de guerre et qui nous donne sa rose, comme les yeux grand-ouverts et les lampions de la fête, comme le Vent de la liberté et de la vie et que nul ne saisit.

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