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36e billet de ce blog : puisse-t-il se rapprocher du septième ciel plus que du 36e dessous et ne pas risquer de faire voir 36 chandelles !… De fait, jusqu’au 22 avril, le Château de Karlsruhe (Badisches Landesmuseum Karlsruhe) invite à visiter l’été cycladique, quatre fois fois millénaire, de ses sculptures protohistoriques : est-ce Europe survenue sur l’onde phénicienne et crétoise qui nous accueille ici d’un amical clin d’oeil ? En tout cas, nous sommes une soixantaine à nous y être rendus de Strasbourg en car, grâce à l’association Guillaume Budé comme à l’ARELAS, pour goûter les souffles immémoriaux de la mer Egée et retrouver les riches collections badoises : ce fut un joli tour… dans les Cyclades à partir de la rayonnante Karlsruhe.

Autour des figures sauvées du temps

moutonnent les vagues du printemps et des visiteurs :

le marbre translucide nous pose autant de questions qu’il nous remplit

de motifs d’admiration et d’une écoute où bruit la musique des ères traversées.

Malgré leur clarté, les explications

laissent intact le mystère de ces formes

aussi nettes que muettes, aussi sobres que splendides.

Les unes ont les bras croisés par une contemplation énigmatique,

les autres orientent patiemment vers le ciel ineffable leur semblable,

voire la mélodie encore enfouie dans les profondeurs de notre coeur.

Puisse donc ce billet avoir persuadé quelques navigateurs de mettre le cap sur les Cyclades, fussent-elles badoises, et dignement remercier l’ARELAS comme l’association Guillaume Budé de nous avoir embarqués dans cet avant-goût d’été !

 

 

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