Le plus du bus à Strasbourg.

Quand vous vous déplacez parmi les styles de votre ville, ne restez pas glacés !

Certes, l’indifférence barde… mais Jeanne Bischoff nous regarde.

Il faut concourir parfois pour servir…

https://pokaa-strasbourg.fr/2018/07/09/strasbourg-choisissez-lartiste-qui-habillera-les-20-prochains-bus-cts/

Alors ressuscitent, par l’ESSOR des TRANSPORTS, des êtres morts-nés, vite !

Les hybrides se débrident.

Heureux voyageurs, voyez le bonheur qui vous entraîne avec Cœur-de-Loup, dans Strasbourg partout : fini les peines, place aux couleurs !

Les roues s’envolent : même les quais disent OK à leur joie folle !

Les bestiaux familiers qui peuplent notre silence attendent aussi de lier connaissance. Alors ils s’avancent, portant leurs vœux lourds ou fougueux, voire changeant en poésie la plus cruelle jalousie :

“Tandis qu'” el grillo”, poursuit Bernard Abel en hispanisant, improvise à portée de mon oreille, Lili  “el gatto” fait entendre sa voix : “Un coléoptère sur Théâme,  et moi alors ? On m’oublie peut-être ? N’ai-je pas appris, dès mes plus tendres années, à pousser de la patte sur le bouton ON du lecteur CD ? Me suis-je déjà privée de le faire, même en pleine nuit, tandis que le disque de la veille avait été négligemment oublié dans l’appareil ? Demandez donc à un coléoptère d’en faire autant. Je voudrais bien voir ça : un coléoptère  lançant sur sa guitare la “Messe en Si” ou le “Quinzième Quatuor” !”

Interrogé, le trio confirme : la demi-persane Lili sait transfigurer la nuit mieux que Schoenberg et dissiper l’incrédulité mieux que Montesquieu !

Cliché Bernard Abel.

Ainsi les animaux et les chimères savent révéler la réalité jusqu’à discrètement nous libérer : non point “pépères”, mais bons repères, plaçant la barre haut, rejetant nos hardes et nos faux pipeaux ! Lycosthènes mettait en garde contre les longues oraisons qui d’autant lassent et retardent même la main d’un Dieu trop bon… Mais la magie de Jeanne sait exaucer des souhaits par une manne de teintes dont le fouet de veines vives sature d’improbables ossatures. De même, entre les murs de l’hiver, un fruit peut mûrir sous un arôme de murmures. Car, parfois, le jeu de gestes fortuits, ou d’invisibles pas dans le visible, soudain laissent place au reflet qui luit, à l’apparition de la lyre qui transforme des roulettes de TRANSPORT en de nouvelles ailes pour nos ESSORS, qui proclame en humble martyre qu’il suffit d’écouter pour apprendre à chanter, qu’on soit un noir coléoptère ou l’âme collée à la terre : un mouvement essentiel nous fait respirer le ciel.

L’ombre est l’aurore du corps sonore préludant à l’élan.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *