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Strasbourg, parc de la Bergerie, cliché Théâme.

Entre ramures et ramages, une voix dans les pâturages :

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Strasbourg, l’église du Bon Pasteur en fête, cliché Théâme.

chacun la reconnaît, d’elle chacun renaît, tellement nous nous sentons tous ensemble “comme des brebis sans berger” (Mt 9, 36), qui tremblent, mais qui dans ce dimanche, au souffle doux qui les effleure, se mettent debout. Une nouvelle marche solidaire ouvre une voie sur un mont solitaire : il ne s’agit plus des rues de Paris, mais d’un versant de barbare mépris.

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Ecran de France 3 Alsace, le 26/04/2015, avec Bernard Weyl en médaillon : la jeune Tzigane Tosca chante un déchirant hommage au Struthof, cliché Théâme.

Ceux qui tout jeunes rencontrèrent, des murs blafards aux noirs placards, la haute horreur des camps, contraire à toute l’humanité, savent qu’il faut inventer l’avenir en allées nettes et dévoilées, en crevant nos écrans de fumée.

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Ecran de France 3 Alsace, 26/04/15 : cliché Théâme.

Le double entonnoir se change en bougeoir. Il faut descendre jusqu’à la cendre pour remonter des volutes de nos luttes, pour reprendre haleine, pour atteindre et chanter notre horizon d’Europe – ô “terre de promesse” (François Hollande), qui change les forçats en forces de tendresse.

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Ecran de France 3 Alsace, cliché Théâme.

On dirait même que “le lieu maudit” (Robert Salomon), sous la pluie se levant presque, applaudit.

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Ecran de France 3 Alsace, cliché Théâme.

Mais il faut sans cesse “échanger nos perspectives” (Michael Hartmeier). De la nomade Eur-Ope un “lumineux Regard” nous échoit, phare qui transforme en sœurs les rives, “Large-Vue” qui suscite en nos cœurs un départ unanime vers les cimes, vers un seul objet : la vibrante paix.

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Ecran de France 3 Alsace : entre le président François Hollande et l’un de ses petits-fils, le rescapé du Struthof Robert Salomon, cliché Théâme.

Maintenant que l’ignominie a déserté cette prairie, l’avertissement rabelaisien “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” fournit (François Hollande), pour lutter contre un mal qui passe pour congénital, une lumineuse, subtile et fine lame à l’aréopage européen. La musique et le visage récupèrent tous leurs droits ; à moins qu’on ne mente, “l’U.E. nous cimente” (Bernard Weyl) : sur nos pâturages pousse le courage, et dans nos cœurs croît la foi. Car “la Voix du rêve” coule comme sève, depuis l’aveugle déporté Poitevin jusqu’au suppliant témoignage surhumain de Robert Salomon, sanglotant ici même, au-dessus des douleurs et de nos hontes blêmes, dans les mots lancés par Jean Ferrat, quand nuit et brouillard volent en éclats sur ce cri : “Pourtant, que la montagne est belle ” si “la liberté chérie” nous appelle !

 

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