En recherchant l’attestation de “guéguerre” dans la nouvelle édition du “Petit Larousse“, Théâme est tombée sur le terme “guiderope” : attrapons  donc ce “cordage” pour que “l’aérostat” Europe atterrisse sans encombre vers d’autres projets à préparer sur le sol, en vue des fructueux envols à venir !

Et faisons place en cette rentrée à la notion de “classe” : il s’agit certes, étymologiquement, d’une flotte de guerre en latin, mais retenons-en le mouvement d’ensemble et de courage, ainsi que la trompette appelée “classique” et censée coordonner les évolutions et manœuvres par-delà distances ou dangers. L’amiral romain avait besoin de musique autant que de discipline pour gagner, sinon la bataille, du moins le port des retrouvailles et l’espoir de la paix !

En vérité, tout classement aspire, comme une catégorie dynamique, à seconder l’élan qui bouillonne telle une sève dans le cœur des élèves et dans leurs groupes, non pour être chacun premier avec ses plumes et plumier, mais pour ouvrir toute grande la première classe à l’entourage avec grâce et selon ses moyens.

Tant il est vrai que la réussite de l’Europe nécessite de tracer des lignes de conduite claires et de danser avec les éléments, marins notamment : les lettres alphabétiques et les inventions nautiques l’ont fait démarrer depuis la Phénicie trois fois millénaire vers une victoire sur la misère et sur la guerre. Que de flots à supporter, que de vagues à surmonter, ne fût-ce qu’en vue d’imposer le succès de la paix sur toutes les “guéguerres” qui nous volent une énergie, un espace, un temps, stupidement perdus pour des combats sans apparence de violence, autrement exigeants et bien plus urgents !

Récemment, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, le quotidien La Croix, le site Sauvons l’Europe et leurs lecteurs sont entrés en lice pour que prime au Parlement européen le service du bien commun ainsi que le souci de la démocratie, à l’échelle et au sens les plus larges. On peut lire entre autres de la main de MARTINAL à propos des racines orientales, dont nous sommes à la fois redevables et responsables :

“C’est tout le Proche-Orient, avec le rivage SYRO-LIBANAIS, qui a besoin du « souffle » européen de paix : s’il est parti du Levant, c’est pour propager l’aurore d’une liberté solidaire, sur les rives de l’Europe ainsi créée comme dans sa région natale.”

C’est d’autant plus évident quand les chrétiens nés dans le berceau même du christianisme nous offrent, en leur langue familière qui était celle du Christ – l’araméen si proche de la langue phénicienne, morte après avoir mis au monde l’alphabet, leurs chants et fêtes au milieu de nous, du dernier né au vieillard, certes exilé, mais aimant.  Avec et pour les croyants du Proche ou du Moyen Orient où se trouvent toutes nos sources spirituelles et nos fraternelles ressources, au-delà des guéguerres de classe, de siège ou de clans, tissons la paix entre fleuves et rivages, cultivons et suivons la “VasteVue” partie de la même patrie pour susciter l'”EurOpe” : bref, manions les cordages de l’accord et de la belle ouvrage !

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