L’alchimie de l’amitié vient de réunir entre mes mains les cèdres de Hoda Barakat et le Plain-Chant de Jean Cocteau.

Alors qu’au second un musée tout neuf est dédié sur le plein champ du large à Menton, la première vient de moduler en un plain-chant traduit de l’arabe, paradoxal et frémissant, la polyphonie d’une famille et du Liban, de la mort et de la sève, des cèdres et du rêve, de la phrase et de la voix, de l’histoire et de l’horizon…

La joie spirituelle ainsi que charnelle s’exprime alors autant sur les obscurs sentiers du Royaume de cette terre que sous les psalmodies calmes de la poésie chez Cocteau :

“Si ma façon de chant n’est pas ici la même,

Hélas, je n’y peux rien.

Je suis toujours en mal d’attendre le poème,

Et prends ce qui me vient.”

N’oublions pas que, précisément, pour Cocteau “la poésie se souvient de l’avenir”.

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