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“L’avenir du projet européen dépend de nous tous.

Ma génération a failli.

Il ne faut pas céder à la peur.

Oui, l’Europe du haut vous a trop souvent oubliés !

L’étincelle vient toujours de ceux qui font.

Ce n’est pas le moment d’abandonner le projet européen.

Le constat est accablant, mais non irréversible.

Inventons une cohésion sociale digne de ce nom.”

Ces mots adressés du 17 au 25 avril, au seuil du mois de l’Europe, par lettre numérique ou palpable, aux lecteurs du Quotidien “La Croix”, “aux Européens troublés”, successivement par des personnalités aussi différentes que Noëlle Lenoir, Michel-Edouard Leclerc, Françoise Vergès, Jean-Claude Juncker, Margaret Ménégoz, Reinhard Marx, Daniel Cohn-Bendit et Cynthia Fleury pourraient avoir été prononcés par une seule personne, qu’elle soit morale ou originale, qu’elle se nomme l’EurOpe ou bien EurOpe. Il est temps de rendre hommage à celle dont le visage et/ou la vue portent au loin, celle dont le visage toujours neuf ne cesse, en filigrane que rien ne fane, de nous appeler pour nous renouveler,  celle dont la figure fut enlevée pour être cherchée et enfin retrouvée, concrètement entre nos doigts, entre nos devoirs et nos droits.

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Cet incroyable, irremplaçable, mélange de mélancolie, d’élan, qui caractérise Europe avant qu’elle ne galope – de nostalgie, d’angoisse et d’allant – sied au beau cratère antique où s’apprêtent  de l’eau, des fruits, pour aujourd’hui, pour le breuvage de partage et de fête…

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Dans quelques heures, voyez-la transformer nos regards, si las des froides grisailles, en vraies retrouvailles, de pauvres billets en brins de muguet, le souvenir des pertes en porte grand ouverte, puis nos cris en l’écrit venu comme Europe ou l’aurore du Proche-Orient : il montre encore les sentiers du chantier, la nuit qui s’enlève, l’envol de la sève et la paix aux aguets. Prendre le taureau par les cornes pour que la terre et la mer s’ornent d’outils de locomotion, de tendresse qui progresse, comme de communication… Quel rêve démocratique plus exaltant qu’un portique à construire en maison d’accueil, en horizon où vibre, plus fort que l’obscurité, le libre échange de la clarté ?

 

 

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