Mulhouse, Musée des Beaux-Arts : “La Bergère” de Jean-Jacques Henner.

Une bergère de GRATuité dirige et gère vers la beauté claire et légère nos pas à travers des maisons qui semblaient étrangères : c’est “la chanson de la raison” qui dans l’ombre nous guide tous de sa voix limpide. Riches et nobles sont passés : place donc au peuple, massé – mais, de peur qu’un bruit ne touche la GRÂCe, un doigt sur la bouche… Le GRATuit nous instruit d’étage en étage, d’image en image.

“Un Prisonnier en fuite” par Vital-Evariste Luminais.

Par des gestes fous, le prisonnier flou s’échappe GRÂCe à l’arbre secourable : saurons-nous inviter à notre table les “pauvres diables” parmi nos palais qui lentement se libèrent du laid ?

Dijon : Magasin au Pauvre Diable.

Quand s’ouvrent à volonté les cuisines ducales, le passé même s’illumine.

Dijon : Palais ducal devenu Musée des Beaux-Arts.

Pensons aux fêtes à venir : avant celles de Jacques, d’Anne, couvrant l’été de fraîches mannes, voici qu’au pied d’un roc Madeleine au désert découvre dans la mort un éternel éclair.

Dijon, le Maître des demi-figures féminines
(première moitié du XVIe s.) : “Paysage avec la Madeleine pénitente”.

Mais le Père veille aux merveilles.

Dijon, Guido Reni : “Le Père éternel bénissant le monde” (vers 1635).

Si l’enfant qui dormait s’éveille,

Dijon, Jean-Jacques Henner : “Le Réveil de l’enfant”

c’est pour allumer plus tard de son haleine un regard…

Georges de La Tour : Le jeune “Souffleur à la lampe”.

Quelquefois la clarté reste invisible : alors le GRATuit sans bruit nous construit – ô source d’un sourire inextinguible !

Dijon : “Ange Porte-Chandelier”, attribué à Jean Damotte (1500-1565).

Voici que les saintes épines piquent moins qu’elles n’illuminent.

Dijon : “Christ aux épines” de Charles Lapicque (1939).

Dès lors, Marie de Bon-Espoir ne laisse pas tomber le soir sans que le vitrail rayonne, sans qu‘au soleil GRATuit s’épanouissent nos fruits, sans que le clocher résonne d’un carillon aux longs sillons.

Dijon : rosace nord de Notre-Dame.

Quelle lueur est adorée dans les pierres mordorées ? Le GRATuit nous conduit par l’entrée libre à travers des espaces où frémit inlassablement la GRÂCe.

Dijon : Vierge à l’Enfant (albâtre, Toscane, début du XIVe siècle).

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