Mont Sainte-Odile, vitrail dans l’aile des Hôtes.

Le mont d’Odile, fait d’eaux et d’îles, est un veilleur toujours meilleur pour que l’aurore se penche, adore, pour que les animaux, ligués contre les maux, reçoivent avec les humains les ondes qui jamais ne grondent, mais qui nous fondent.

Mont Sainte-Odile : un autel extérieur et vitré.

Dans la vitre se mirent les amis avec les plaines, avec les montagnes : la nuit soudain ne gémit plus, mais bénit, grimpe et gagne la lueur sans sueur.

Le Mont Sainte-Odile le soir.

Odile guérit les corps et la vue : la sainte chérit et guide les mues.

Mont Sainte-Odile, vitrail signé Werlé (2015).

Mais il nous faut graver la vérité, braver menaces et dangers pour que se réalisent les plans providentiels parmi nos pauvres brises et pour incarner l’infini donné.

Panneau récemment placé dans la montée vers Sainte-Odile : extrait de LAUDATO SI.

Qu’ainsi notre âme se conforme au bois dont on fait les enfants : les merveilles jamais n’y dorment. C’est un trésor qui nous défend.

Basilique Sainte-Odile : stalles du choeur à l’arrière de l’autel.

La chaleur des bougies coule et parle de vie quand le Tétragramme est témoin muet de Celui qui n’est pas loin… Comme un héliotrope le ruban du Rhin, autour du Mont saint, entraîne l’Europe.

Mont Sainte-Odile : escalier dans l’aile des Hôtes.

Qu’est-ce donc qui pétrit la musique : l’esprit ou bien la cime ? L’étymologie reste sans voix, mais voici la magie de l’art dont part en farandole une Parole…

Un Sentier des Merveilles serpente dans le massif du Mont Sainte-Odile,
sculpté par Alfred Baumgart à la tronçonneuse…

Le “Salut !” triomphant de la future baptisée démasque, mieux qu’un chant, du Mont les anges et les fées.

Stalles du choeur de Sainte-Odile : discret sourire d’un ange-atlas.

Au haut du Mont, une maison reste hospitalière tant à la lumière qu’aux repas, à nos pas, dans un Jardin des délices, de forêts et de prémices, pour que les Murs païens deviennent musiciens.

Le livre qui voit, symbole d’Odile, au pied de la fresque signée R. Gall reproduisant l’assemblée des moniales de la Hohenbourg représentée dans l’HORTVS DELICIARVM.

Tout à coup, le magnétisme – tandis que, sous le don des monts, s’enfuit sans un bruit le Démon – révèle un métamorphisme :

Mont Sainte-Odile : porte rénovée de la salle des Pèlerins, où l’on reconnaît les noces de Cana.

un petit bras vient servir l’ostensoir pour que jusqu’au crépuscule du soir le silence de la sollicitude parfaite écarte toute solitude.

Mont Sainte-Odile : l’ostensoir du Saint-Sacrement.

Alors d’autres mains d’harmonie, puisque frémissent près de nous les dons secrets disposés au sommet des monts, sont messagères d’Arménie.

Abbaye de Marbach, berceau du Codex Guta-Sintram qui préfIgura l’HORTVS DELICIARVM :
le Quatuor Akhtamar interprète en concert de Haydn et Debussy.

Un quatuor non d’efforts, mais de doigts et d’essors, transforme les ombres comme les décombres en phénix fidèlement renaissants, en des membres jeunes et bondissants. Il suffit d’une modeste escalade pour percevoir la voix de la cascade, afin que vienne habiter la responsabilité : la prière épousa le Mont, la lumière accorda ses dons.

Photo publiée dans L’ALSACE du 7 septembre 2020 : les Phéniciens nous ont donné
comme aux enfants du mont Liban l’énergie de renaître de nos cendres tel le Phénix.

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