Sous « les tilleuls de Lautenbach » bondissent les étincelles par les interstices.

A Lautenbach, Jean Egen venait enfant dans cette maison : les tilleuls bourdonnant d’abeilles chantent toujours sur la fontaine. Le « Changala » chasse le glas au pied du clocher de pierre rose et pleine. Dans l’église Saints-Jean-Baptiste et Michel, le Christ de Wissembourg et le visage d’une bienvenue guebwilleroise répondent à l’appel des visites qui crépitent de soif en cette fête du Précurseur : la source infinie ruisselle du Sauveur.

2021, 23e Chemin d’Art Sacré : Fabienne Prévost à Lautenbach,
« De la terre au ciel – retour vers un paradis perdu ».

A Guebwiller, métissages de mémoire et de tissage…

Estivale installation devant l’église Saint-Léger de Guebwiller, dont le porche s’ouvre sous le regard contemplatif contemplé par Fabienne Prévost.

Il faut bien saisir pour faire plaisir,

Porche de l’église romane Saint-Léger à Guebwiller :
carte postale d’ART ET TRADITION, photo J. Bonnet (https://www.processusphoto.com/interview-13 ?)

mais surtout pour que, vers la Prévenance absolue, l’âme avec le corps avance.

Sous un vitrail créé par François Chapuis pour l’église Saint-Léger de Guebwiller, une étape sur le Chemin d’Art Sacré 2021 : Mère à l’Entant, aux regards in(dé)finis, par Laura Frennet.

« De l’enfance à la Lumière », le pinceau donne à l’ombre ses silencieux cadeaux.

Dans la même église, « Confidences d’une petite fille » par la plasticienne Laura Frennet.

Du Florival les musées invitent les vies usées à boire le rythme qui porte les vitraux pour que sur nos terroirs la clarté coule à flots : serait-ce Jean le Baptiste qui nous rend soudain moins tristes ?

Guebwiller : vitrail de la Neuenbourg.

2 Réponses de “Le Changala est toujours là.

  1. Ah, l’odeur des tilleuls fin juin sur des places et des allées et au bord des fontaines ! On entend le bruit des abeilles avec celui des eaux. On a les bras nus, le coeur pas sérieux, et toute l’enfance qui remonte avec les petits noms qu’en Alsace on nous y donna : nous étions tous des Changala, des Annala, des Vincensala. C’est l’heure d’entrer dans des sanctuaires, il y fait frais. On laisse le soleil à l’entrée, on se couvre les bras et l’on a franchi dans cette fraîcheur un seuil, celui qui sépare le long des partitions du solstice le profane du sacré, dehors des fleurs, dedans ce Visage qui vient à nous à la fois unique et multiplié : Visage du Christ, sous Vos traits nous nous inclinons. Notre être se regroupe, refonde son unité que le dehors disperse. Seul alors un vitrail peut relier ce soleil de la Saint-Jean d’été, cette lumière qui abonde avec l’astre intérieur auquel notre âme aspire. Alors c’est le buisson ardent qui brûle, mais ne se consume pas. Et le soir sur les hauts se lèveront les feux – la Noël de l’été.

  2. C’est beau, cette maternité sans visage qui porte ainsi tous les visages de jeunes mamans, en cet instant incroyablement béni de la vie où le premier cri vient de franchir des parois et où une intériorité qui a porté neuf mois tout un poids de mystère et de ciel est encore comme mise à nu, exposée. Tandis que s’effacent les traits dilués de la mère comme recluse sur la divine transmutation qu’opère toute nativité, paraissent, dans la pierre de leur irréfutable incarnation, les traits du fils sur la très saillante sculpture tirée d’une roche dont la couleur rappelle la Adamah rouge d’Adam. Splendide mise en regard de la plane aquarelle et du roc de la sculpture. Une dimension s’efface pour que l’autre resplendisse.

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