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A l’envers d’un panneau de signalisation urbaine, griffonné noir sur pancarte grise, j’ai croisé le “Bonheur”, cette destination qui reste à tous promise. Car il suffit d’écouter pour mûrir la beauté.  La parole fait école : alors, en direct, une émission radiophonique est libération de l’excellence par l’exigence. L’école n’est-elle pas le loisir – d’après l’étymologie – aidant à choisir pour ne pas moisir, pour que fleurisse la vie ? De fait, le latin et le grec, pour peu qu’on les fréquente en son adolescence, ne vous laisseront pas à sec : l’accord né de l’étude à jamais recommence, comme vient de le montrer un dialogue bien centré, sur France Inter encore disponible : le sens est notre cible !

Et contre le malheur dès lors bat la chaleur. La parole fait l’école, lorsque le théâtre devient un seuil pour que chaque élève incarne l’accueil, que le mot “liberté” réponde à “discipline”, que l’aire scolaire se dilate, imagine, que nul ne soit plus assiégé par son propre siège – ou piégé.

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Cliché Théâme.

La Compagnie Au même instant tue la manie qui fuit et ment, confiant la tâche même aux plus lâches de donner un toit par temps de misère qui erre et de guerre : “Si ce n’est toi”, diraient Jean de La Fontaine et ses fables souveraines jusque dans le monde d’Edward Bond aux abois, “c’est donc ton frère”, et l’amour est la loi.

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“Si ce n’est toi” d’E. Bond à Lingolsheim, cliché Théâme.

Il ne trépasse en nul espace ; le “souvenir” sait le nourrir et l’espérance rendre l’enfance, comme Václav Havel écrivit des pièces de théâtre pour qu’à son peuple se rouvre l’âtre de la responsabilité : que les saluts se multiplient et que la joie se réfugie. Sachons donc ensemble habiter.

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Fabian Leclère et Ysé Brody dans “Si ce n’est toi”, cliché Théâme.

La parole est l’école : le premier terme indique un mouvement de feu, le second signifie l’utilité du jeu. Entre “ruines” et “rêves” s’avancent les élèves : après s’être “perdus”, ils se sont reconnus. Quels que soient notre temps ou notre âge, nos frères donnent un visage à notre ouvrage, ôtant le poids de toute loi, rendant fraternelle la Bonne Nouvelle : car un “bonheur” guide les cœurs.

D’ailleurs, la Compagnie Au même instant viendra jouer une pièce du même Bond ce printemps, dans une salle strasbourgeoise du centre-ville !

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Lingolsheim : Maison des Arts, cliché Théâme.

 

 

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