expoLK2013

La Salle Blanche de la librairie Kléber était comble hier au soir pour le Grand Débat organisé par le Cercle Daniel Riot sur le Conseil Unique d’Alsace, portant plus précisément  sur la question : Quelle place pour le citoyen ?  François Loos, vice-président du Conseil Régional d’Alsace – ancien ministre, et Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg – conseiller général, en ont débattu à quelques jours du référendum organisé sur ce thème dans toute la Région, avec les journalistes Antoine Spohr et Christian Bach comme animateurs.

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Il a beaucoup été question de meccano institutionnel, de boîte à outils, d’absurdités administratives, coûteuses et kafkaïennes, voire de frontières intérieures entravant la circulation des projets vers leur réalisation comme des personnes vers leur destination, même régionale. Le Conseil Unique serait donc un moyen commode pour atteindre une fin, et d’abord pour relier les citoyens et leurs objectifs. Mais quelle grande cause peut mettre en route un tel appareil, certes lancé par un de ces “chocs de simplification” chers à l’actuel gouvernement, et néanmoins cherchant son chemin dans le crépuscule de ce printemps frissonnant ?

 Cercle Daniel Riot

Tout se passe presque en termes de fractales : la région Alsace pourrait avoir un siège unique, mais des compétences déployées sur le territoire, comme l’Europe (encore) multipolaire. Ainsi, Daniel Riot et François Loos ne le démentiraient pas : la cause capable de donner naissance et sens au Conseil Unique d’Alsace est bien l’Europe, qui nécessite ce que des gouvernements français nous réclament depuis longtemps : un laboratoire comme l’Alsace pour avancer, concrètement et collectivement, dans les LargesVues qui sont, grâce à la petite EurOpe enlevée jusqu’à nous depuis 3 000 ans, les nôtres. Elles ne demandent que notre mobilisation pour dépasser notre vue qu’on dirait de plus en plus courte alors qu’il lui faut une Eurométropole comme Strasbourg et un réseau de synergies alsaciennes articulé certes sur une modernisation, mais, pour qu’elle soit mise en œuvre avec enthousiasme, donc avec efficacité, d’abord et encore sur des progrès moins flous que précisément nécessaires à l’Europe, dans la liberté solidaire que nous confie chaque jour la démocratie, en tant que citoyens du XXIe siècle !

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Heureusement, un forum franco-allemand se tiendra ces jours-ci. Par bonheur aussi, dans le sillage de ce débat et d’une tournée jubilaire (Paris-Strasbourg-Berlin-Leipzig-Bayreuth), se réunissait tout près hier soir, en la cathédrale de Strasbourg, la Jeune Philharmonie Franco-Allemande (Junge Deutsch-Französische Philharmonie).

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On mesurait depuis la nef le net contraste entre son chef plein d’une expérience entraînante et la sage harmonie chantante de ces rayonnants musiciens, accordés par l’air magicien, sachant magnifier le silence comme la juste consonance, en l’honneur de Richard Wagner, cette année bicentenaire, d’Olivier Messiaen, d’Anton Bruckner, mais aussi du Traité de l’Elysée, aujourd’hui cinquantenaire, et de tant de dialogues juvéniles, créateurs, fédérateurs à travers une Europe toujours en train de surgir des eaux premières et printanières…

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