Le Rhône au bord de l’autoroute A 7.

Comment, demandez-vous, faut-il lire ce titre ? LOVE en anglais ? Annoncerait-il des vacances en chapitres ? LOUE en français ?…

Le Rhône, qui tournoie en rhombe, sur les calmes mimosas tombe entre le champ libre des Tournelles et l’ample chant des tourterelles.

Nyons, parc municipal.

L comme Lavande pour les lavoirs et pour délivrer les nuances du noir.

Jardins nyonsais.

Sous le fier firmament coule l’Eygues à trois ailes pures qui délèguent…

L’Eygues sous le pont roman de Nyons.

Les fibres se tressent en soleils bleus : les filtres des scourtins selon nos vœux transforment patiemment en huile le suc aux translucides tuiles.

Scourtinerie sur métiers rayonnants à Nyons.

Et les couleurs vibrent en chœur avec les arômes au bord du royaume.

Produits de lavande locale.

Plus résistantes que les maux dont elles desserrent l’étau, les branches et feuilles de l’Olivier verdoient : sa sève, qui ruisselle or, s’appelle la joie. Ses madriers résonnent et les sentiers rayonnent.

Allée d’oliviers sur la route du col de Pontias.

Les arcs hospitaliers – courbatus, mais altiers – s’effacent quand les Vignes doucement leur font signe.

Vignes sur la route du col.

De l’ermitage l’envol brille et veille sur le col pour que les fous rires chassent les délires, pour qu’à travers notre espace qui se tait passe la voix haute et basse qui nous fait.

Au pied du Devès, ermitage Notre-Dame de Reparat.

Ce ne sont pas d’antiques traboules qui coulent ici, mais des Accoules. Puis l’Aiglon file le long des calanques où ne manque rien aux flots vineux. Les écumeux rouleaux de houle vont se nouer plus qu’échouer sur des falaises de fraîches braises.

Tour des calanques agitées sur l’Aiglon 3 de l’Icard, sous l’inscription répétée PAX.

Aux parapets de PAX la paix nous ramène souveraine, entre les récifs pourtant longévifs.

Calme calanque.

Lorsque l’étrave à grands bonds brave les courants sur lesquels elle dansa, dont la médication marine d’un coup délivre les narines et dont l’énergie vers nous s’avança, les mains de l’équipage tiennent bien les cordages tout bruns d’embruns : à quai, saluons le visage de l’éternel sauvetage.

Mer photogénique, mais récalcitrante, au large de Marseille.

Le capitaine sait avec ses matelots, sous l’ode de l’iode, guérir ses passagers en matant l’air et l’eau jusqu’à ce que les étoiles redressent les mâts, les voiles, jusqu’à ce qu’un astre d’azur mûrisse et tisse aux petits un chemin sûr, très loin à la ronde, même au bout du monde. Sous quels yeux plus radieux ?

Notre-Dame de Chine, début du XXe siècle, O.P.M.

Après le cliquetis des blancs accastillages recueillant au Vieux-Port l’ivoire du sillage, de Nyons tous les carillons creusent au ciel leur sillon.

Carte créée par Gaïa du Rivau.

Sur nos pas l’EuryOps, sur les routes un Astre… Il nous faut de l’EurOpe élargir les cadastres : puisque l’enfance AIME comme elle joue, puisqu’elle LOUE offrant ses poèmes, elle se LOVE dans la beauté pour nous réveiller de tout côté. Déliée, la lumière se fait sommelière quand un jeune échanson veut servir des chansons.

Acrotère de poterne provençale.

2 Replies to “L.O.V.E.

  1. Comment ne pas saluer ce billet intitulé LOVE avec la si dansante chanson de Nat King Cole https://www.youtube.com/watch?v=JErVP6xLZwg que nos enfants Ambroise et Ysé chantent avec autant de swing qu’un petit navire au large des calanques ? Alors l’accastillage aura ses deux rives, dont l’une a ses cordages sur le pont du navire et l’autre tend ses cordes sur la table d’une guitare. On se sent ici, en Drôme et Provence, dans la postérité du soleil salué de lavandes et de mimosa, de bleu et d’or. Notre-Dame de Chine porte cet or sur elle, comme une robe d’abeille. Confions-lui cette Chine secouée par le coronavirus. Puisse un iode sauveur déboucher toute narine et le sauvetage se faire de ceux qui furent atteints. On voudrait alors convoquer toutes les Marie de la mer et de la bonne Garde et de la réparation des Vivants… Notre-Dame de Reparat, qui vivez simple sur votre rocher dans une chapelle de pierre, priez pour les touchés. Et que “le nuage cette nuit qui cerne notre oreille ne soit pas de neige endormante mais d’embruns arrachés au printemps”, ces mêmes embruns iodés qui firent lever leur odes et leurs ondes face au Cap Canaille. Merci à l’auteur pour la caresse et l’ivresse de la lumière sommelière.

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