Les wallabys de Mulhouse.

Même en un zoo, l’ivresse des hauteurs vous caresse… Puis le seuil d’un atelier vous cueille pour vous relier à l’artiste Dédale, à ses inventions en sous-sol comme à sa folie de l’envol, à l’enfance en sandales, qui toujours libre court.

Le Réseau Dédale, à L’Atelier de l’avenue Aristide Briand,
expose « Sylvie », la Piscine de Coline Gaulot.

Tandis qu’il neige en Grèce, on dirait que l’ivresse des anonymes auteurs mûrit ici des acteurs.

A l’Atelier du Réseau Dédale, Alex et Gérard le stagiaire.

La « Piscine » exposée, la nacelle embrasée, vous délivrent de la nuit, vous orientent vers vos fruits.

Le temple Saint-Etienne toujours au bord d’autres travaux.

La lutte ou la culture : ensemble il faut choisir si l’on ne veut moisir…

Mulhouse, un carrefour de l’avenue Aristide Briand.

Dédale et Didon ne se toisent pas quand chez nous leurs yeux se croisent aux humbles carrefours des siècles et des jours : ils veulent seulement qu’on brasse du passé le fertile et profond espace pour danser ! Déjà quelles ailes proches étincellent ?

A Mulhouse-Ouest, Didon se refait un visage, prête à refaire le vôtre.

Nous sommes tous du bois dont on fait la musique, pour peu que le métal se fasse voix, que le papier soit un support graphique : par l’éclosion d’un clair règlement démarrent les plus lourds bâtiments. Tout à coup, la mort va se tordre sous la mélodie et son ordre. Mais il faut chercher encore et se pencher…

Rencontre d’un glockenspiel et d’une partition tirée par Marie Popin du coutumier qui sert de règle originale à l’abbaye de Marbach : la transcription d’un lavement des pieds harmonisé et hebdomadaire clôt le commentaire qui accompagne le fac-similé du Codex Guta-Sintram réalisé par Béatrice Weis en 1982 aux éditions Fac-Similés de Lucerne et COPRUR.

Soudain, sur la colline estudiantine, quel signe bref change en tige nos vertiges et lance d’autres nefs ? « Le Sommet des dieux » nous appelle, en associant les arts vers de nouveaux départs, à la justesse fraternelle.

Mulhouse : campus de l’Université de Haute-Alsace.

Socrate pour toujours atteint comme un matin sans bord ni fin les cimes intimes de l’ENthousiasme qui bout EN nous, qui bat jusqu’au bout, que du divin rien ne dévie : « L’amour, c’est mieux que la vie« , nous crie aussi Claude Lelouch.

La Compagnie des Amis de Platon ramène en tournée cette année Socrate
ainsi que sa tragique et tonique Apologie (ci-dessus, cliché d’une représentation
strasbourgeoise de février 2016) par Platon : tel un « taon » , il vient à tire-d’aile
piquer et réveiller le citoyen jusque dans son abîme de léthargie (30 e).

3 Réponses de “L’ivresse des hauteurs.

  1. L’affiche pour Cultura, presque toute noire sauf un gant de boxe blanc, reflète des maisons. Je me demande si l’inventeur de cette publicité avait prévu cet effet de miroir. Un phénomène semblable existe au cimetière de la Madeleine à Amiens. En face de la tombe de Jules Verne sont enterrées deux femmes médecins fort païennes. Il n’y pas de croix mais deux lignes brisées qui ne se rejoignent pas. La tombe elle-même est recouverte d’une pierre noire, si polie que celui qui la regarde se voit comme dans une glace. Je pense que cet effet a été voulu. Une autre particularité : les noms de ces personnes sont barrés par un trait. Ils sont si près de sol que la poussière ou des éclaboussures dues à la pluie risquent de les masquer, à moins que l’herbe et les fleurs de champs ne s’en chargent.

  2. Salut au taon de Platon comme au Wallaby du zoo de Mulhouse ! Que le Vivant sur son rocher participe à la saine ivresse d’être en Vie..; Rien ne nous obsède que la Vie. Mais elle, la vie tout entière, la vie débaillonnée, comment l’harmoniser, avec quelle musique, quel glockenspiel, quelle culture, quel lavement des pieds ? Que sans cesse le dehors communie avec le dedans, l’azur avec le sanctuaire, la science avec la métaphysique, voire le pari de l’âme avec celui de l’esprit. Or l’âme se nourrit de beauté (n’est-ce pas, Didon ?), mais aussi de hauteur (n’est-ce pas, Dédale?). Qui sinon la culture, la parole du Poète, le trait du Peintre, l’intuition du génie, pour joindre et apparier et ouvrir nos poings, pour en faire des étoiles fraternelles, des mains ouvertes aux cinq doigts agiles? Le risque est grand, Socrate l’a su, mais il est vital, alors ne tardons plus!

    1. Georges Bernanos nous pousse en avant dans son Journal d’un curé de campagne : « J’ai compris que la jeunesse est bénie – qu’elle est un risque à courir – mais ce risque même est béni. »

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