Les armes ont laissé dans les armoires la place aux livres : les quatre évangiles se présentent dans un moderne schéma de bibliothèque. Détail de la mosaïque visible à Ravenne,
au mausolée de Galla Placidia, dans la lunette de saint Laurent :
cliché publié par LA VIE du 12 mai 2016.

La lumière tressaille, le silence travaille… Dans l’invisible sein du radieux saint des saints, les trois archanges sans fin s’arrangent pour jointoyer, puis nettoyer, par les plumes de la grâce nos opaques – lourdes – masses.

Portail méridional de la cathédrale de Strasbourg : dégagé par les travaux de la tête au pied, des cadrans solaires aux groupes scolaires.

Dès lors, chaque embrasure aspire à la justice et l’archange à lui seul incarne le solstice, le soleil débarquant soudain sur notre sol pour nous inviter, nous entraîner, à l’envol.

Cathédrale de Strasbourg le matin du 27 septembre 2021.

Même Albert vient s’asseoir près de nous sur la roche : il écoute Mozart qui de l’âme s’approche, pour la veiller, la consoler, pour que la vie enfin n’ait plus à s’affoler.

Statue d’Albert Schweitzer, installée ce mois-ci par Simone Mayor
face à l’église protestante Saint-Thomas : « Respect de la vie »…

Déjà voici Jérôme au calendrier : il exhale un arôme d’encre et de papier pour déployer les ailes de la Bonne Nouvelle. Ne craignons pas le dard des abeilles en ribambelle : par-dessus nos poubelles, elles nous rouvrent le regard.

Strasbourg, quai des Bateliers rendu piétonnier : conteneur bourdonnant d’un motif apicole devant le palais Rohan.

La « petite » Thérèse n’est pas loin pour peu qu’un coeur peine dans le besoin.

Strasbourg, église Saint-Pierre le Vieux : tout près de l’exposition sur « Le Pèlerinage dans les religions » veille Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la sainte Face.

Sans bruit, dans l’ombre frissonnante du marbre, pour nos enfants pousse un tendre et puissant arbre où l’ESSAIM DES SAINTS sécrète le miel capable de lier à la terre le ciel.

Thérèse, Marie et Jésus enfant-crucifié-ressuscité :
détail du groupe sculpté par Joseph Schaeffer en 1931.

One Reply to “L’essaim des saints.”

  1. Entre la main à plume des archanges, et celle à roses de la petite Thérèse, le calendrier des saints nous donne la main à lettres de Jérôme, son manteau rouge et son lion sage. Patiemment dans « la ruche d’or de l’invisible », les saints et saintes de Dieu butinent comme des abeilles. Eglises et cathédrales sont leurs maisons où des hommes viennent aussi, se souvenant encore de leur « divine origin »e. Entrent-ils pour nettoyer leur âme, jointoyer la mosaïque que chacun est à soi-même, tutoyer notre Père qui est aux cieux et qui doucement les renvoie rassérénés sur la terre, pour y « réparer les vivants » comme fit le Docteur Albert Schweitzer ? Essaimons nous aussi : tant de nos frères sont en attente d’un geste, d’un sourire, d’une parole qui seront le miel de leur jour. IL existe des anges qui voyagent incognito. Et si nous les imitions?

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