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Je joue, donc je pense : l’école et tout apprentissage ludique ne portent-ils pas le nom du loisir depuis l’Antiquité ?

Jouons donc un peu, même à distance et sans avoir fait connaissance, pour avoir une chance de penser plus juste ensemble !

Quel est le point commun entre amputer, computer, députer, imputer, réputé, supputer ? Vous y retrouvez sans peine les deux syllabes finales, et cela n’apparaît pas comme une coïncidence puisque s’ajoute à cette famille lexicale française le verbe allemand putzen pour vous mener vers la réponse et la compréhension. Car, du français à l’allemand en passant par l’anglais et le latin, il s’agit de mettre au net, soit pour mieux employer un objet, soit pour voir plus clair parmi des éléments et des sujets moins concrets dans le but d’estimer, de calculer ou de penser…

Amputer ou nettoyer un membre au scalpel…

Le computer anglais heureusement appelé en français ordinateur…

Le député choisi par scrutin pour nous représenter à l’Assemblée…

Imputer, réputé, supputer comme reflétant des exercices moins créatifs de notre esprit…

Ces notions appartiennent par leur racine sémantique et lexicale à la même famille que le simple verbe allemand putzen désignant le nettoyage familier, par exemple grâce à l’écouvillon de feu le Mulhousien Freddy Willenbucher alias le Flàscheputzer, dont le traitement rabelaisien et alsacien par le rire se répercute sans cesser de rebondir !

Ainsi se confirme la parenté de nos langues et cultures européennes : certes, qui joue apprend bien, mais qui nettoie vit et pense mieux. CQFD : j’essuie, donc je suis, pourrions-nous dire en paraphrasant avec quelque irrévérence le grand Descartes, particulièrement en ces jours de nettoyage printanier ou pascal (en allemand Osterputz) !

Précisément, pour fêter Pâques en ce quarantième billet, l’illustration liminaire était un baptême d’adulte (paroisse.chabanais.free.fr) ; nous pouvons aussi nous rappeler qu’en anglais (thank /think) comme en allemand (danken /denken) la gratitude et la réflexion (par conséquent la résonance et le raisonnement, voire la reconnaissance et la connaissance) vont de pair : autrement dit, je remercie, donc je suis ! Je vous invite par ailleurs à visiter bientôt d’autres réseaux de termes jaillis de l’arbre indo-européen, dont nous ne voyons émerger que des rameaux étymologiques et qui nous réserve quantité d’autres belles surprises, de ses antiques racines invisibles aux savoureux fruits de parole partagés pour développer le dialogue dans le monde actuel…

 

3 Replies to “J’essuie, donc je suis !

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