Geneviève Raugel en colloque https://www.math.u-psud.fr/~raugel/index20140909.php

JEUNEviève est partie, DYNAMIQUE infinie, avec son sérieux fidèle et joyeux, INVARIANTE et souriante. Telle est sa postérité de globe-trotteuse euro-généreuse : plus vivante qu’un été. Ses articles et ses élèves montrent verdoyante la sève de tant de travaux qu’ils disent bravo, mais à voix basse. Suivons leurs traces.

Fontenay-aux-Roses, même le lierre palpite d’arômes fidèles.

Il ne faisait pas beau quand se termina le voyage parfois lointain vers cet hommage. Mais le jour était chaud, par-dessus la chapelle dont le silence appelle.

Chapelle Sainte-Rita-Lanteri, Fontenay-aux-Roses, pendant l’adoration du Saint-Sacrement.

Combien sont venus, sanglots retenus, des amphithéâtres et des laboratoires bouillant de recherches qui marqueront l’histoire ? Il n’est plus question de dissimuler : car des mathématiques – pratiquées avec Gérard Laumon son mari, sur tant d’années par vaux et par monts – naît la science authentique, et Geneviève aime la vérité.

A Saint-Pierre le Jeune de Strasbourg, un “Gardien” de Gaby Kretz semblait déjà faire signe à Geneviève entrée en agonie : lui suggérait-il l’ineffable harmonie ?

Voici qu’avec elle, avec nous, chemine Celui qui explique, voire illumine nos cœurs en pleurs.

Partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.

Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.

Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » (Évangile selon saint Luc, chapitre 24.)

 

Ainsi le partage, franchissant le seuil même de nos deuils, traverse les âges : ainsi le Sauveur disparaît aux yeux, laissant place à Sa paix.

Vitrail de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Fontenay-aux-Roses, où Geneviève Raugel fut enterrée le 17 mai 2019 : “Ils Le reconnurent à la fraction du pain”.

2 Replies to “L’invariance et la dynamique.

  1. Qu’il est simple et doux grâce à Geneviève, ce voisinage des hautes lumières de la plus noble et la plus exigeante des sciences avec la plus populaire des saintes, Rita patronne des causes désespérées et des humbles et petits ! De même, l’âne si doux trace un chemin de paradis et de poète à la grande dame des équations aux dérivées partielles et de la formule de Navier-Stokes. Voici que les sages et les savants sont divinement unis par les larmes aux pauvres en esprit et voici qu’ensemble, quand le soir tombe d’une vie qui fut juste et belle, nous prenons place à la table d’Emmaüs : nos cœurs tout brûlants de larmes se laissent rafraîchir… Alors s’ouvre la Parole… elle qui soulève plus de terre que le fossoyeur ne peut, et des écailles tombent de nos yeux qui soudain reconnaissent le divin compagnon.

    1. Merci à toi, petite soeur “fontenaysienne” de Geneviève, de saluer sa présence en même temps que sa mémoire, toi qui as aussi passionnément enseigné la royale science mathématique à nos élèves préparant à leur tour les concours d’entrée aux grandes écoles, qui as en même temps fait naître, puis grandir des enfants, et paraître des ouvrages dont “L’Algèbre et la Louange” : https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/03/30/anne-miguet-l-algebre-et-le-mystere

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