La galère aux huit rames de vertus évangéliques créée pour la célébration oecuménique au temple de Dornach le 19 janvier 2020 : les paroissiens venus des Coteaux de l’Illberg et de Dornach-Terre nouvelle se sont embarqués en rangs serrés.

Semaine d’unité chrétienne, ou bien plutôt de communion entre parvis, nefs et canots : mains tendues entre les parages doux et les plus lointains rivages, que la flamme va submerger, que l’eau seule veut héberger…

Dans le sillage des Actes des apôtres (chap. 27-28).

Pour que nul ne s’endorme, un dessin donne forme actuelle au danger : pourra-t-il nous changer comme un drap se métamorphose en un fier navire où se posent les mots de la Bonne Nouvelle, les lots des cordages, des ailes, et le salut des naufragés secourus par des pas légers ? Oui : Martine Bacher réinvente les lignes qui nous font, de l’enfance à la mort, vivant signe.

Capture d’écran du Naufrage de Paul projeté le 19 janvier 2020, à gauche de la “galère des vertus”, au temple de Dornach.

Le naufrage de Paul devient la clef de sol pour une harmonie humaine, infinie, mise en œuvre à la sueur des fronts jusqu’à ce que les cœurs soient bons.

Extrait de “La Bible en 365 histoires” : texte de Marie Batchelor (traduit par René Rey), illustrations de John Haysom, Editions Excelsis, 1997. Ici, un épisode des périples de saint Paul.

Ce texte dit clairement “halte” aux noyades, au bord de Malte comme de toutes nos cités : d’une telle scène à la Sainte-Cène, saurons-nous enfin l’écouter ?

Page 405 de “La Bible en 365 histoires“.

Certes les équipages, à l’instar des milliers d’oiseaux volant sur le mât des bateaux, aiment la belle ouvrage en recherchant l’accord des voix entre les cuivres et les bois.

Après la célébration oecuménique au temple de Dornach.

Mais par les pages passent les âges : dialoguons et voguons, des plus graves blessures aux profondes gravures où l’éternité soudain s’inaugure, où la fraternité soigne, nous gagne et dure…

Bible catholique de Nuremberg, 1763 : deux sauvetages après naufrage, gravure de Ioninger pour le chapitre 28 des Actes des apôtres.

2 Replies to “Il faut dialoguer pour bien naviguer.

  1. Quel beau billet poussé par les huit rames oecuméniques de notre maison commune ! On y trouve un des DONS de l’esprit : FORCE ; un de ses FRUITS aussi : CONFIANCE ; la chère VERTU théologale, petite fille selon Péguy : ESPERANCE ; un mot qui peut avoir valeur de sacrement : RECONCILIATION ; un autre qui ouvrira aux Cendres notre carême : CONVERSION ; cet autre rappelé aux Hébreux et grâce auquel on peut voir des anges : HOSPITALITE ; celui que l’on trouvera au Tabor en se laissant transfigurer avec le Christ : ILLUMINATION ; et enfin celui qui rend capable d’engendrer dans la beauté GENEROSITE. Paul, le naufragé de Malte, avait en secret de telles rames, qui sauvent et des flots tempétueux et des serpents. En lisant ce billet des naufrages évités, m’ est revenu ce chant de jadis :
    Il n’a pas dit que tu coulerais
    Il n’a pas dit que tu sombrerais
    Il a dit : passons à l’autre bord.

    Si la mer se déchaîne
    Si le vent souffle fort
    Si ta barque t’entraîne
    N’aie pas peur de la mort

    Il n’a pas dit que tu coulerais
    Il n’a pas dit que tu sombrerais
    Il a dit : passons à l’autre bord.

    Si un jour sur ta route
    Tu croises le méchant
    Ne sois pas dans le doute
    Dieu prend soin de son enfant.

    Il n’a pas dit que tu coulerais
    Il n’a pas dit que tu sombrerais
    Il a dit : passons à l’autre bord.

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