Portrait anonyme d’un prince mystérieux, d’après un cliché de J. Veillard. Quel en est le sujet ? Qui en est l’auteur ? Faites vos jeux, vos recherches, et finalement plaisir à Théâme par le résultat de vos enquêtes !

Un prince paraît sortir de la toile anonyme que pourtant le temps voile. De même, l’enfant roi de Saint-Exupéry ne peut certes grandir, mais jamais ne périt.

Antoine de Saint-Exupéry, “Le Petit Prince“.

La seule idée d’une épée aussi disproportionnée transforme un petit académicien – sculpté par la distance et par mille maux surmontés – en un grand prince de l’intelligence aimante : par son souffle, en accord les arts et l’esprit chantent.

François Cheng sur la manchette du recueil de quatrains “Enfin le royaume“.

Voici que le rêve au réel sourit, qu’un prince plus vrai jaillit de l’oubli. Dès lors, les slogans publicitaires ne surgissent que pour faire taire tremblements de terre, de père ou bien de jeu : “Ils vécurent enfin, eurent beaucoup d’heureux”.

Affiche du film “Le Prince oublié“.

Alors le pouvoir sort de l’ombre, dégage la lumière de la mer par le courage plus fort que les fers et crève l’écran sans encombre : “Les mots sont les seules armes”. Très haut se battent les larmes contre les abandons, pour le suprême don, pour qu’encore la France rime avec espérance. Refusons le quitus, mais ôtons sa couronne indigne et fanfaronne, au coronavirus : comme chez Musset la salle était vide, ce n’était quede Gaulle. Or, limpide, la liberté sans hésiter nous baigne, nous rince, fait de nous des princes en nous pétrissant, jusqu’au tréfonds des tripes, les os et le sang par son simple principe, ce modeste commencement des ensemencements vivants.

Affiche du film “De Gaulle“.

2 Replies to “Il est des princes que rien n’évince.

  1. Alors que le “corona” semble ravir toutes les couronnements de notre attention, il est bon de revenir à d’autres couronnes et aux princes qui portent sur leur front ces couronnes visibles ou invisibles, réelles ou symboliques. “Au vainqueur je donnerai la couronne de vie”, s’écrie l’ange de l’Apocalypse. Alors ne laissons pas le “Prince de ce monde” porteur de division et d’angoisse être le seul couronné de ces temps troublés. Merveilleuse jeunesse imberbe, élégance et finesse de ce jeune prince inconnu et mystérieux avec sa couronne levée au dessus de sa tête, ce décor de désert montagneux et ses atours militaires dont l’épée de noblesse. Le Christ lui-même n’est-il pas venu apporter le glaive sur la terre, lui qui est un roi de douceur? De lui François Cheng dit “J’ai embrassé la voie christique” : belle façon d’exprimer cette principauté qui lui est reconnue sur une âme. Où sont les princes charmants de nos contes d’enfants ? Avons-nous besoin d’être réveillés d’un long sommeil ? On sent bien qu’il est d’autres guerres encore à mener, d’autres batailles, d’autres libertés à défendre et, comme de Gaulle le fit jadis, il nous faut y appeler nos contemporains. Notre Royaume est attaqué. Défendons-le et comme Théâme choisissons de justes armes. Contre le mal qui court entrons en résistance. Forgeons des épées de lumière. Que notre “Parole tranche au noeud des moelles et des articulations et soit incisive” comme l’épée de justice de saint Michel archange. Que le Seigneur fasse de nous des flèches dans son carquois.

    1. Le temps n’est certes pas aux devinettes. Mais Théâme remercie d’autant plus vivement le visiteur qui trouvera comment identifier, sur la première illustration de ce billet, le jeune prince qui se couronne lui-même parmi les rochers…

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