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Strasbourg : Lieu d’Europe, cliché Théâme.

En ces fêtes de l’Europe, en ce mois de Marie, en ce dimanche de la Communication, comment refuser de regarder ce qui nous concerne, nous appelle, donc au sens fort nous regarde, l’EurOpe dont le nom est à lui seul promesse et vocation de Large Vue, mais d’abord active confiance à l’intelligence du cœur ?

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Maximilien Kolbe lui donne un visage à la fois grave et joyeux, plus fort que la mort et la désespérance des camps : celui du don qui transperce même l’horreur, qui rend un visage fraternel à l’homme défiguré par la peur ou la cruauté, qui transfigure la perdition et rachète l’innommable grâce à l’incroyable pardon.

Le nouveau prix catholique de littérature 2015 montre précisément Les deux couronnes qu’a reçues Maximilien Kolbe : la couronne blanche de l’amour et la couronne rouge du martyre apparaissent à travers ce roman à deux voix et deux destins, certes tragiques, mais sauvés.

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Jusqu’au bord de la fosse ignoble, ce “fou de Marie” savait relever ses frères les plus meurtris : “La joie donne la paix, la paix donne des ailes”. Au bout des tours de roue qui succèdent sur un fauteuil roulant au roulement des trains concentrationnaires, la certitude d’un prêtre polonais peut-elle bénir l’impossible réconciliation des traîtres et des sauvés ? C’est ainsi que s’achève le roman de Simon(Pierre) et de Charles : “L’espérance ne déçoit point parce que l’Amour a été répandu sur le monde”.

Le nouveau lauréat du prix Charlemagne Martin Schulz le sait : il faut “ouvrir les portes et les fenêtres de la maison Europe”, de manière que la communication y circule en vue, sinon de la communion, au moins de l’union responsable, de l’unité respectueuse et d’une accueillante liberté. Saurons-nous parcourir ce monde tout en y créant – sous le regard de Marie, avec les yeux d’Europe, le cœur battant de jeunesse, de promesse et de tendresse ? En tout cas, les merveilles qui nous sont confiées nous regardent !

4 Replies to “Europe… nous regarde.

    1. Mais Europe implique l’urgente prospective plutôt qu’une rétrospective dérisoire, n’est-ce pas ? Il faut donc surtout continuer, avec l’Eurojournalis(e), avec Mediapart, avec les professeurs de Lettres classiques, avec tant d’autres observateurs-inventeurs, de résister par l’humour et la vigilance à l’aveuglement qui menace sourdement jusqu’au visage de l’humanité, en Occident comme au Levant !

    1. Merci, et d’autant plus d’accord pour y réfléchir que je viens de jouer à saute-frontières du côté de la fondation Beyeler ! A bientôt.

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