Sur l’école fière, au pied du Grand Ballon – au nom du Petit Prince, de sa silhouette mince – par-dessus les vallons vont deux montgolfières.

On dirait deux astres jumeaux par-dessus le Parc du Petit Prince, tandis que le lycée se rince de congés à pleins seaux, grandes eaux… Pour jouer avec eux à la balle, voyez les Ballons qui dévalent, fêtant les premiers pas de l’homme sur la lune en gravissant le mât de nos sphères communes. On se souvient d’être à cette lueur entré dans l’étude et sa sueur : Un rêve m’apporta le rouge sphérique d’un étrange astre en tas, que le jour technique avait ébloui, bouleversé. C’est le réveil qui vint nous bercer dans les bras d’une couleur cosmique !

Mais sur notre globe tout entier s’avance et s’élance la lumière. Suivons-la même à pied par-delà les frontières, les sommets sans sommeil gravitant au soleil. Dans la lointaine Chine, appareil et machines politiques ne peuvent entamer l’immense tendresse qu’un père ou qu’une mère pour toute éternité savent bien enfanter afin que le pardon fructifie sur la terre : car c’est PAR L’ESPRIT, par son souffle ami, que LES ENFANTS DU MONDE mûrissent à la ronde.

http://www.les400coups.org/actuellement.php?film=20181

Alors, même Les Enfants humiliés, pour lesquels au Brésil voulait prier Bernanos chevauchant misère et pages, vont entrer dans l’accord plus fort que guerre et mort. Patiemment, la musique ouvre la moindre cage par le radieux miracle que l’écrivain salua : la radio pour libérer demain !

https://www.francemusique.fr/emissions/carrefour-des-ameriques/le-bresil-la-musique-et-le-monde-14-les-peregrinations-sud-americaines-de-georges-bernanos-74308

Mise en page par Augustin Hiebel d’une illustration pour juillet dans l’Almanach Sainte-Odile 2011 : route de la Gauchmatt et citation de Georges Bernanos.

 

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