Colmar, église des Dominicains : la Vierge au Buisson de roses par M. Schongauer
en cette fête du saint Nom de Marie.

Martine et François Blanché, dans la sphère hospitalière, ensemble ont fait résonner les dialogues de lumière nés de ce terroir, de ce réservoir de fontaines souveraines.

La Vierge au Buisson est là, sans un son : jamais les anges ne la retardent pour peu que Son enfant les regarde.

Colmar : vers l’ancien hôpital franciscain devenu Pôle Média Culture.

Voici que des couloirs s’illumine le noir. D’Emile Storck le théâtre allume et ranime l’âtre des Franciscains : les livres délivrent nos pauvres mains.

Perron du PMC colmarien et franciscain.

Alors, soudain, des presses déferle la tendresse.

Une presse a pris place au rez-de-chaussée de l’ancien hôpital franciscain de Colmar.

En trois langues, à deux voix, Mathis Nithart dit le secret qui nourrit, assouvit et sourit.

Martine Blanché au PMC (cliché F. Blanché) : “Am blauen Doppelufer ist drüben hier ! /
Sur la double rive bleue l’ailleurs est ici !” (Extrait de son recueil Bribes et Rubis, 2017.)

Même absent, son Retable circule comme un câble transmettant, par le sang des couleurs, une Bonne Nouvelle qui bondit et ruisselle éternelle. Sachons répercuter l’infinie liberté !

Le couple de professeurs de littérature germanique Martine et François Blanché :
présentation bilingue et dialoguée de leur traduction de Mathis Nithart,
drame rédigé en bas-alémanique haut-rhinois par Emile Storck.

One Reply to “Deux voix, trois langues et l’infinie liberté.”

  1. Que ce rouge de Marie peint par Martin Schongauer infuse en nous son ardeur comme il nous aide à nous éveiller rougeur sur la pierre d’un matin et que Martin pour ainsi peindre escalada beaucoup de dogmes et de glaces!!! Et voici qu’un couple dont la chevelure et le nom arrivent, comme la liberté, par une ligne blanche, relève avec élégance ce défi rouge en donnant vie bilingue au texte d’Emile Storck. Comme si, soulevant vers leur gorge enserrée par le masque les deux poignets noirs de Marie, ils réconciliaient pour nous les redonner les langues jadis ennemies, et l’irréel intact dans le réel dévasté. Que soient salués ces passeurs d’une culture qui ne nous divertit pas, mais nous convertit, nous purifie et, comme la liberté, nous passe ses courroies de sable !

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