Septembre 2020, vue d’un pont mulhousien, dans la “cité des moulins”.

Sur le canal de l’Ill, les cygnes qui s’envolent envoient un signe : ces berges les rendent-ils plus malins ? Font-ils tourner d’invisibles moulins qu’on croyait muets, immobiles, inertes, mais qui surmontent vaillamment la perte ?

Première de couverture de l’ouvrage Une histoire de Mulhouse au fil de l’eau de
Françoise Hasson-Zundel, Editions Im’serson, 2020 : l’arbre de vie qui porta la grande époque
de l’impression sur papier ou sur indienne est ici placé dans la lumière d’un miroir.

C’est une eau vive qui fidèlement, à travers les allées désuètes, les années, anime la ville comme un aimant.

A la fin de cet ouvrage figure le plan de Mulhouse dressé par Merian.

Elle vient des montagnes, amenant la campagne dans la ville d’un geste généreux qui relève les quartiers ténébreux vers la pleine lumière de l’énergie première.

Square en face de la gare de Mulhouse-Dornach.

Elle nous mène plus haut sur les ailes des orages, mettant au jour les sursauts, les plus obstinés forages et des chants bien plus forts que les coups de la mort.

Article de L’ALSACE en date du 24 septembre 2020 : deux soirées durant à LA FILATURE,
Abd al Malik a rendu hommage à Mulhouse à travers les lettres adressées à leur ville
par ses habitants enthousiastes, lucides, reconnaissants.

Sur notre place des Victoires, qui donc se croirait plus malin ? Mais, poussés par le cours limpide du matin, travaillent humblement les moulins de la gloire…

France 2 à Mulhouse, reportage du 23 septembre 2020 : place des Victoires.

…simplement tissée de solidarité fraternelle et de responsabilité.

François Blanché en micro-trottoir à Mulhouse pour le 20h de France 2 le 23 septembre 2020.

One Reply to “Des moulins plus malins ?”

  1. Merci, Théâme, pour ce blues de Mulhouse qui fait tourner de son nom tous les moulins de nos coeurs, Mulhouse qu’on n’aime pas au coup de foudre, mais Mulhouse qui endort “la foudre au yeux tendres”. Mulhouse mutine, espiègle et qui se bat d’un seul tenant le jour de la bataille. Mulhouse qui grâce aux lettres de ses habitants sort de la sidération du silence. Tandis que ses rues sont vidées par le covid-videur, le coeur de ses résidents bat de toutes ses aubes rouges. Sur le canal, les hérons sont cendrés, mais sur le brasero de son histoire au fil de l’eau, au fil de l’Ill, entre ses “”bächlein”, depuis le dix-septième siècle la lampe ne s’éteint pas, allumée dans ses différents lieux de foi, “kirche, kloster, abbey”… Et la Filature au bord du grand canal a su reprendre ce fil, faire tourner la fraternité sur d’autres rouets pour un “chardon victorieux de la rapace solitude”, pour une ville plus maline que le mal, une ville où la journaliste sait saisir le plus bel angle du jour, une ville qui n’oublie pas l’hospitalité… et certains grâce à elle “apercevront des anges”.. des anges déguisés en meuniers?… ou en rappeurs soufi?… ou en hauts voyageurs incognito, comme un des trois saints Anges fêtés à la fin de septembre? Dans l’immense, comment deviner ? Anges gardiens de Mulhouse, anges fileurs, anges au moulin, anges à la plume, veillez sur elle.

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