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Les quarante Martyrs de Sébaste, www.santiebeati.it .

Il nous faut revenir au précédent billet de Théâme. En l’anniversaire de sa crémation à Auschwitz, en cette fête de l’Assomption, le Polonais Raymond Kolbe nous mène droit vers Marie, dont le prénom vint s’accoler à Maximilien dès son noviciat franciscain : car il savait avec son contemporain Georges Bernanos que, “la joie, c’est le premier et le dernier mot de l’Evangile”.

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L’Assomption dans le choeur de l’église Notre-Dame à Royan (C. Idoux), www.patrimoine-histoire.fr .

Il faut dire qu’avant d’être canonisé lui-même Maximilien Kolbe semble bien avoir suivi l’exemple de son saint patron le Numide Maximilien, immolé pour sa foi chrétienne par l’armée romaine en 295. Quelques années plus tard, les martyrs chrétiens de Sébaste en Arménie préfigurèrent de leur côté la macabre, mais héroïque, initiative inspirée par la punition que les nazis infligèrent, après une disparition, à un groupe de prisonniers en  1941.

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claude.torres1.perso.sfr.fr

Dans le livret du drame lyrique élaboré par Dominique Probst à la mémoire de saint Maximilien Kolbe en 1988, Eugène Ionesco a sans doute donné, sinon son chant du cygne, du moins la forme épurée que peut prendre une quête essentielle tâtonnant à travers les spectacles : « Le trop de présence des objets exprime l’absence spirituelle, écrivait-il dans Notes et contre-notes. Le monde me semble tantôt lourd, encombrant, tantôt vide de toute substance, trop léger, évanescent, impondérable. » Mais, dans la moderne absurdité,  d’autres harmonies vont s’inventer pour nos foules sourdes, entre nos mains gourdes : sans fin la compassion, par la résistance et par l’espérance, marche vers l’Assomption, comme le montre cette icône géorgienne du XIIIe siècle accompagnée par “Thyrathen – Metavyzantini Entehni Kosmiki Mousiki 13os -17os (Post Byzantine Music)”.

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