Strasbourg, Lieu d’Europe, 26 mai 2019 : tableau signé Daloz.

Les élections européennes ont elles embarqué sur un trois-mâts ?

Notre-Dame de Paris, juillet 2018.

Le soleil couchant fait en tout cas scintiller la rose qui parle et se meut, entre un mât de nature et celui de sculpture, au-delà du feu.

Jardin zoologique de Mulhouse : deux pivoines à coeur ouvert.

Au jardin, si les fleurs s’épanouissent, est-ce que les soucis s’évanouissent dans l’inquiet bourdonnement de notre environnement ?

Zoo de Mulhouse : une cigogne et deux ours blancs.

Les ours blancs s’inventent de plus fraîches pentes :  mais, avec notre seul sens de la vérité, les animaux pourront-ils vraiment s’abriter ? La nature exige une culture qui ne reste pas en miniature.

Hommage de Buhl (Haut-Rhin) à son enfant Maurice Koechlin, concepteur de la Tour Eiffel.

En cette fête de l’Ascension, où bruit la cime de l’attention, rayonnent les dernières lignes de Colette Villain. Dès lors, sous le clair halo de l’Esprit, la culture à la nature s’unit :

J’apprends avec les arbres et les oiseaux,

                   avec les nuages

J’apprends à voir un arc-en-ciel dans une goutte de pluie et une vie entière dans une gouttelette de soleil

J’apprends qu’il faut se tenir prêt à partir quand le vent souffle

                   qu’on avance mieux en donnant la main

J’apprends que la route est sans fin

Doit-on jamais prendre au sérieux la culture qui joue les cieux ?

Théâtre Municipal de Strasbourg, mai 2019.

Heureusement, d’autres mâts dressent une voile qui se déploie soudain en tourbillon d’étoile.

Mulhouse, choeur de Saints-Pierre et Paul : la croix et les deux mâts secondaires, Paul et Pierre.

Il suffit même de trois grands pochoirs tirés de “La Liberté guidant le peuple” pour que le Lieu d’Europe respire en silence dans notre espace les mots de Victor Hugo tendu vers les États-Unis d’Europe :

Grâce à Frédéric Caillard, les promeneurs croisent des silhouettes de Delacroix .

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent“, spécialement dans la mouvance de la Journée Mondiale de la Communication, pour cultiver la NAture, pour réGÉNérer la culture, enfin pour tisser des liens toujours neufs entre les odes et la méthode, entre l’éclosion et les relations, entre la conscience fraternelle et la confiance professionnelle, entre savoir mûr et pouvoir : pouvons-nous imaginer rester immatures ou décontenancés par nos sûres mâtures ? Depuis 3 000 ans, nous naviguons vers un toujours plus large horizon : avec EurOpe sur le dos d’une bête αlphabétique traversant les tempêtes, un bateau de taureau capable de mettre d’aplomb le frêle mât des saisons, des moissons et de notre climat… Communiquer sur les ondes, créer ensemble à la ronde contre ce qui nous abat, n’est-ce pas le b.a.-ba ?

Europe la Levantine sur le divin taureau dont le nom sémitique et la forme coïncident avec le premier signe de l’alphabet phénicien, d’après une céramique de la villa Giulia : hydrie de Caere-Cerveteri, 2e moitié du VIe siècle avant Jésus-Christ.

2 Replies to “Culture et nature font notre mâture.

  1. Aux pieds d’Europe, je salue le dauphin ami des hommes et des mers d’Irlande, l’Irlande grâce à qui le gaélique est une des langues d’Europe alors que, si Brexit il y a, l’anglais ne le sera plus. Ainsi Europe compte ses îles et ses mâts après que chaque candidat aux élections a compté ses voix. Quelle est cette culture qui décide du ciel ? Où sont ses mâts….??? Les pivoines sont écloses, des ours blancs se prélassent sur l’herbe très verte, une femme de bien s’abandonne à sa sœur la mort corporelle. Loin de la capitale, des villages saluent leurs artistes et des églises dans des villes fêtent encore l’ascension du Seigneur, quarante jours après Pâques. Theâme sans se lasser nous donne des nouvelles du monde. Si nous voulons, “le monde commence aujourd’hui”, c’est du moins le titre du beau livre de Jacques Lusseyran aveugle et résistant, amoureux de la parole, que je prends pour poser ici un écho.

    1. Vivement tes pages sur votre voyage irlandais pour que nous reprenions la mer et le vent, puisque “le monde commence aujourd’hui” !

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