Si les murs ont parfois des oreilles, l’arbre a toujours des yeux, et c’est bien mieux.

Les toiles s’étoilent alors de muets paysages sonores, où la lumière intérieure consonne avec la splendeur extérieure, et les écrans peuvent diffuser un artistique document d’ARTE : chaîne franco-allemande, elle reflète la dimension européenne du musée Würth.

Tantôt l’arbre bouge plus longtemps que l’homme, tantôt sur son passage il devient marbre.

Si d’aventure la nuit s’installait dans ces ouvertures, les muses du rythme et des gestes ne sauraient être en reste : elles pourraient investir les mêmes salles, se réunir et nous rassembler dans une frémissante immobilité.

Répondons à “l’appel de la forêt”, qu’il nous fasse entrer ou sortir, aller ou venir, ou peindre sans craindre.

La voix du bois est d’une autre sève que nos pauvres rêves : elle nous mène tout en haut, des vides plaines vers le haut, de l’Avent à la naissance, de la crucifixion à la résurrection et à la reconnaissance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *