Lors d’une célébration oecuménique (Mulhouse, Sainte-Marie, 24/01/21), l’on ne discerne plus
la flamme du cierge pascal, qui se diffuse entre les mains juvéniles.

Après fête et panne, voici le moment de dire merci.

Quel Cadeau-Divin naquit dans la ville dont le nom est Trésor, mais si fragile ? “Quand les saints, désirant s’approcher de Dieu, avancent vers le milieu du cercle, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de Dieu.” (Dorothée de Gaza, “Instructions” VI, 78)... Sur la feuille de célébration qui mentionnait cette PARabOLE, en filigrane grec la PAROLE “maisonfait simplement irruption.

OIKOU : génitif du terme grec désignant la maison, constituant aussi bien
l’ECOlogie et l’ECOnomie que l’OECuménisme.

Or le toit de l’habitation n’est autre que le Tau de la croix et des apôtres !

Le Tau s’est tourné à l’endroit pour servir de frêle et bon toit.

Dès lors, même les bourgeons morts de neige font un bond puisque la lumière, parmi nous cheminant, toutes nos mains tenant, force les tanières.

Promesses épuisées sur des branches brisées par l’intraitable hiver, mais éteignant l’enfer.

Se donner le mot suffit aux étaux les plus froids ou les plus sévères pour que leurs griffes se desserrent, pour que la Parole soit absorbée sans bruit et pour que mûrissent dans le secret Ses fruits. Sur tant de tares, quel est ce phare, sinon d’Eur-OPE le Vaste-ŒIL qui nous envoie offrir l’accueil ?

Sous l’aurore qu’elle reflète, la Tour de l’Europe semble une torche d’amour !

La musique tout à coup trouve sa portée, grâce à la justesse d’André Tubeuf, à sa fine diction drue comme un oeuf : dans une muette ronde, à la Chouette accordée.

Première de couverture de l’ouvrage d’André Tubeuf
PLATON, de plain-pied, Editions Les Belles Lettres, 2020 :
la chouette comme une Europe de poche se penche sous la poésie qui s’approche…

Le champ, lui, est là. Ouvert.

De plain-pied, la mélodie nous entraîne aux sentiers de la vie : ils relient à l’infini celui qui lit. Désormais, nul tiers qui s’exclue ! Marc Vella l’enseigne aussi, notre harmonie est ici : le bien comme-Un marche en nos rues…

Mulhouse, avenue du président Kennedy : lettres surimprimées
en contre-panneau par Pierre Fraenkel.

Sur les chemins, à pleines mains, les lignes respirent, puis – nous donnant le ton de Socrate à Platon – en avant nous tirent sans nul malentendu, l’entendement tendu. Avec l’œil l’oreille (par l’humble souffle de la voix qui dure, douce, et que l’on voit !) sonne, puis réveille… L’Eternel Se mange, fraternel, et change notre mort en essor, en fontaine d’accords souveraine.

Capture d’écran du film La Vie de Jésus; produit au début de la pandémie
de coronavirus Covid-19 en avril 2020.

“L’amour, c’est enfanter au sein de la beauté”, nous intime la Diotime de l’antique “Banquet“, parmi les mystères et sur notre terre naviguant vers la paix. Le Beau nous rapatrie, ajoute le professeur – de vérité processeur -, pour peu qu’on s’initie dès que s’élargit dans l’Erweiterung l’aile de l’esprit : “Wolle die Wandlung“… Alors le chant lui-même écoute et relance plus loin la route : “Le monde, écrivait étonnamment Eugène Ionesco dans son “Journal en miettes“, est une épiphanie, une splendide manifestation de la divinité”. Qui familièrement dans le cosmos chemine, vers un Ailleurs où bat un Cœur, jusqu’à l’âme et la moelle ardemment s’illumine. Merci donc à nos maîtres d’attention de creuser en nous l’autre dimension.

Capture d’écran de la chanson “Terre des hommes” inspirée par Saint-Exupéry à Jean-Yves Ragot.

2 Réponses de “Cheminant maintenant.

  1. A combien de banquets secrets ou publics en ces temps où toutes les auberges d’Emmaüs, de Mulhouse ou de Gaza, sont fermées, nous invite encore Théâme qui reprend après panne son bâton de chemineau ! Où retrouver ce bien commun qui souvent échappe aux mains ayant voulu le retenir ? Les mains du soldat israélien Marc Vella ont troqué le fusil contre le piano et amoureusement vogue sa caravane musicale. Le monde se remet à danser, n’est-ce pas là façon d'”enfanter dans la beauté” ? Comme un festin de notes et de pieds gagnés par la joie du rythme ! Ainsi chacun peut-il devenir DON pour les autres, peut s’appeler DOROthée, DéoDAT ou DONatien en accord avec le nom secret que lui dicte son daïmon intérieur…”Schatzala”, me disait ma grand-mère alsacienne, m’indiquant très tôt cette voix du trésor. Alors, place au plain-pied des philosophes et au plain-chant des poètes, et que Terpsichore unisse l’art pédestre à l’art-cantor. Oui, dans toute nuit le Beau sera notre patrie et notre partition, et nous cheminerons d’épiphanie en épiphanie. Quant à ceux qui regarderont cette VIE DE JESUS, peut-être auront-ils envie de fermer les yeux pour laisser leur âme réinventer le VRAI VISAGE à la fois commun à tous et unique en chacun. Mais, pour ce qui est des images des disciples, des miracles et de la Palestine en ses chemins, fontaines, bourgs et collines, le travail est digne de celui d’un grand peintre, perpétuellement à fleur de Beauté. Loué soit-il.

    1. Merci à notre amie commentatrice et créatrice de nous avoir indiqué cette piste vers une VIE DE JESUS toujours proposée à nos visionnements, mais surtout à nos vies ! Merci aussi de nous révéler l’étonnant parcours d’harmonisation jubilante de Marc Vella, déjà recommandé par Joëlle, une de nos précieuses amies “communes”. Ainsi se tissent, par l’art qu’Anne et Joëlle maîtrisent de concert, les réseaux de relations et de communion.

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