05 RAVENNES MOSAIQUE DU BON PASTEUR

On dit impénétrables les voies divines. Mais il est possible partout de les détecter à l’endroit où nous sommes, de les arpenter et de les suivre vers la vérité, voire vers la vie.

Même un modeste faubourg laborieux peut ainsi moduler son existence au fil des siècles, édifier une porte pour faire communiquer campagne et ville, se couronner tour à tour de fumets ou de grès : le nom de Cronenbourg lui vient sans doute précisément de l’acheminement médiéval qui permit aux roses blocs de pierre d’arriver à bon port, des carrières du Kronthal aux parois de la cathédrale.

On vit donc se dresser dans cette banlieue de Strasbourg successivement lazarets et gibets, aiguillages ferroviaires et glacis militaires, cimetières et bâtiments scolaires ou universitaires, cité nucléaire et parcs multifonction de culture physique, autoroutes et pistes cyclables, les trains et tramways montrant la voie des transports en commun, les abattoirs, le marché-gare et d’autres plaques tournantes commerciales : bon an, mal an, tous semblent déboucher sur des chemins européens et sur la construction du “Bon Pasteur”, à l’instar de la mosaïque de Ravenne qui ouvre cet ultime billet.

Ainsi revit toujours, au gré des sauvetages et transformations “cronenbourgeois”, à l’arrêt d’autobus récemment créé par la Compagnie des Transports Strasbourgeois, le souvenir de la Villa vénitienne et des Rotondes laissé par les premiers chemins de fer français.

Pour un peuple arc-en-ciel,

l’air, le lait et le miel,

les chantiers, la recherche et les rencontres,

la fête et les courses contre la montre,

plusieurs associations

et la concertation,

le dialecte et le dialogue,

dans les rues sourient et voguent

entre les jardins ouvriers

et  des murs parfois coloriés :

ainsi le parc de la Bergerie

survit à toutes les brasseries.

Alentour du Bon Pasteur et Berger,

laissez les voies de vie vous héberger :

que la vérité simple y trouve son théâtre,

que l’âme y respire comme un souffle dans l’âtre.

Que sur les sentiers

de notre quartier,

le respect jaillisse

et la paix se tisse !

Que les innovations

naissent des relations

et que, tel un sésame,

se révèle un ThéÂme

à venir

et mûrir !

 

 

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