“Notre Montréalité”, Théâtre d’Outremont, https://4.bp.blogspot.com/-XH-uVtvRAyU/WA0RZj-kWBI/AAAAAAAAHZQ/hzwZD4PjXYMdp35v_ojJM0asacI5UoMkwCLcB/s1600/unspecified3.jpg

Les abécédaires dansent depuis la Grèce antique, où l’éducation liait la musique et la grammaire, cette initiation pédagogique aux 24 signes de l’écriture hellénique.

L‘alphabet s’assimile également à la lumière pour Victor Hugo :

Diminuer le nombre des ténébreux, augmenter le nombre des lumineux, voilà le but, écrit-il au tome IV des Misérables. Apprendre à lire, c’est allumer du feu : toute syllabe épelée étincelle.

C’est ainsi que, du Levant au Couchant, l’alphabet de Phénicie alluma l’EurOpe, ouvrant les yeux au fil de son itinéraire pour des millénaires, au souffle des voiliers également phéniciens et novateurs.

Dès lors l’image se joint au son, l’entendement au sens et le voyage au déchiffrement, par exemple dans un carnet de routes passées comme à venir :

“L’espace-temps est illisible. La focale inattendue. Le trajet se devine et se brouille […]. En vadrouille.” Les années Combi par Françoise Saur, texte de Michèle Lision, MÉDIAPOP ÉDITIONS, Mulhouse, 2017.

https://www.mediapop-editions.fr/wp-content/uploads/2017/01/saur.jpg

Au soleil de Grasse, à l’ombre de Tocqueville, le B.A.-BA de la beauté croise celui de la vérité pour lire encore la croissance, les prémices et même la grâce avec la justice.

Illustration d’un article portant sur la fusillade perpétrée au lycée Alexis de Tocqueville, à Grasse le 16 mars 2017,  http://img-4.linternaute.com/-aidOWG2zntjMV-wJ8glgXxrb4A=/1240x/smart/image-cms/10501411.jpg

Partout se vérifient toujours ces affirmations d’Alexis de Tocqueville au tome second De la démocratie en Amérique publié sous la monarchie de juillet en 1840 :

On dirait que les souverains de notre temps ne cherchent qu’à faire avec les hommes des choses grandes. Je voudrais qu’il songeassent un peu plus à faire de grands hommes ; qu’ils attachassent moins de prix à l’œuvre et plus à l’ouvrier et qu’ils se souvinssent sans cesse qu’une nation ne peut rester longtemps forte quand chaque homme y est individuellement faible, et qu’on n’a point encore trouvé de formes sociales ni de combinaisons politiques qui puissent faire un peuple énergique en le composant de citoyens pusillanimes et mous.

Apprenons au moins à nous taire pour voir clair dans les lois de la vie et de la création, pour écrire la démocratie sur l’ABC de la fraternité, pour que les œuvres et les ouvriers forment des peuples à l’énergique responsabilité, donc à la liberté solidaire, même si d’abord “la musique du silence” est stridence ou parle une langue étrangère…

 

www.youtube.com/watch?v=BFnjVazFSTE : Ine RP Braat

Just relax with the “Sound of Silence” – Various Artists instrumental. “Sometimes silence can give you all the answers that you need to hear, and most meaningful things are found through silence…” Video edited 2015 -10
Wild horses: border Maaseik (Limburg – België) The Netherlands

 

2 Replies to “B.A.-BA.

  1. Quelle richesse à chaque fois ton site ! Je pourrais l’écrire pour chaque article !
    Ici, par exemple, cette lumineuse phrase d’Hugo, cette toujours si pertinente analyse de Tocqueville, et ces extraits vidéo, à chaque fois, remarquables, stimulants.
    Quel privilège d’être lecteur/auditeur/spectateur de THEAME.
    Merci
    Jean-Yves

    1. Merci, Jean-Yves, d’être plus satisfait que moi de ce billet. Décidément, Théâme peut mieux faire…
      Puisse donc ce printemps nous aider dans la perfectibilité par la responsabilité !

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