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Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg : l’escalier central, cliché Théâme.

Avec nos harpes et nos écharpes,

montons les échelons comme des étalons.

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Brasserie des Haras de Strasbourg : l’escalier central, cliché Théâme.

Les puits de lumière sont fruits sans barrière :

lieux radieux et studieux ou chantiers silencieux,

la terre se prépare à des trêves qui doivent durer plus que des rêves.

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Une restauration d’immeuble dans la “Neustadt” de Strasbourg, clliché Théâme.

Dès lors, on voit des murs léviter bien au-dessus de la gravité

pour que la clarté vienne écrire au fond de nos cœurs son sourire.

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Des gambades sur façade dans Strasbourg, capitale de Noêl, cliché Théâme.

Il suffit d’un fin pilier

pour lancer la spirale et la volute astrale,

pour supporter l’escalier :

l’Œuvre Notre-Dame

demeure au travail du vitrail

et de l’âme.

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L’escalier de l’OEuvre Notre-Dame, cliché Théâme.

La Cathédrale est un bougeoir : bourgeon plus haut, plus fier et plus sûr qu’un donjon.

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Strasbourg, flèche de la cathédrale, cliché Théâme.

La tour tourne

et tourne autour d’elle.

Elle tourne elle pousse

elle danse avec ses saintes

et ses saints

avec ses cœurs. (J. H. Arp)

Près des Haras où, dans la grâce, ceux qu’on harasse se délassent,

le cheval de Paladino,

sentinelle fraternelle,

veille et guette entre les créneaux.

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Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, cliché Théâme.

La tendre nuit s’installe à la tourelle de l’Ecole comme une tourterelle.

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Strasbourg, Ecole Nationale d’Administration, cliché Théâme.

La guerre elle-même paraît bien s’en aller au rythme des pales qui voudraient nous haler.

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Reflet de “L’Envol”, sculpté par Jivko, dans une fenêtre de l’ENA, cliché Théâme.

Particulièrement en Alsace, écrivait Jean Egen dans Les Tilleuls de Lautenbach (Stock, 1979, page 24), tout s’élance vers le ciel, les bouteilles à long col, les cigognes aux grandes pattes, les sapins à profil de fusée : là, nous sommes naturellement enclins à filer vers l’azur.  telle Europe dont la constellation palpite, scintille et flotte dans le drapeau bleu, piqué d’astres ou d’aurore, ou tel l’œil d’un nourrisson qui dilate l’horizon, dont l’immense espérance nourrit et rit.

Fini, la dormance et la maintenance : un enfant doux, depuis des millénaires, rend sage et fou le peuple planétaire.  Enroulons nos refus devant l’Epiphanie qui défait nos manies, déroulons nos tissus, transformons nos écharpes en unisson  de harpes :

chassons l’effroi devant le Roi.

C’est ainsi que l’Etoile

déliera nos genoux et nos talons, le long des mâts et de leurs échelons,

déployant toute voile

vers la Nativité qui vient nous habiter.

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La “Rosa Mystica” près de la crèche : église catholique St-Pierre-le-Jeune à Strasbourg, cliché Théâme.

 

 

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