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Zao Wou-Ki vient de nous quitter, mais il nous reste ses illuminations et celles de Rimbaud.

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Voici l’aurore printanière et, dans l’obscurité, ses vivantes harmonies ailées. Virgile suggérait d’ailleurs, dans son Enéide, la survie espérée d’un ami comme le fait qu’il se nourrisse du souffle radieux (Livre premier, vers 546-547 avec un contre-rejet dynamique).

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Le chromatisme sonore et visuel nous compose donc d’aliments essentiels en transparentes mosaïques.

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Dès lors les villes se construisent sur le geste sûr et concerté, sur l’azur solide et partagé: de lumineuses particules tous ensemble nous articulent au substantiel Verbe intérieur, à l’immense arpège ultérieur, aux fidèles étincelles fragiles, mais fraternelles, au goût du Sel universel.

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Même l’humour aide l’amour à tisser les voies qui loin, plus loin, voient : illisible est le duel, mais le duo, bien moins cruel, mène hors de la folie, vers de neuves symphonies.

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De Tomi l‘énergie passe dans notre vie aussi : le sourire du crayon se change pour nous en rayons.

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Ainsi l’aurore s’élève et fore. D’ailleurs, des documentaires d’ARTE viennent brillamment de le répéter : l’humanité serait née en Asie, et l’Atlantide aurait été ravie par le gouffre au rythme d’un tsunami dont un nouveau départ est ressorti. De la mer Méditerranée l’oriental littoral a subi l’ombre des journées au XVe siècle avant Jésus-Christ, plongé dans le chaos d’un néant infini, se demandant si l’aube était assassinée.

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Mais, discret, au même moment un cri changea le désert nommé Sinaï, par la sève et la poussée des brassages, en berceau de l’alphabet phénicien, en cales de navires musiciens, en notre printemps d’accords et d’ouvrages.

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Depuis 3 500 ans, des vestiges  minoens sur les bords de la Crète et du beau Santorin recèlent la clé d’un grand mythe énigmatique et de l’Europe, toujours en patiente marche démocratique : la jeune Eur0pe dut braver la nuit et les pleurs, l’infini de la mer qui lui broyait le cœur, sur la monture qui l’enlevait, qui des solitudes la sauvait, sur une ligne qui faisait signe, sur ce taureau certes… bateau, mais dont le caractère retournerait les terres pour que leur regard soit plus large et plus clair, pour que la paix relie les hommes à la vie, pour que chantent les airs.

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