L’ARC-en-ciel ajoute une aile au matin.

Souvent des ARCs de cercle soulèvent le couvercle trop lourd des jours. Ils le balaient et se relaient, dans tous les sens lançant leurs lignes et dansant, changeant la tempête noire en une fête : sur nos parcs, sur nos briques, se tend l’ARC pacifique.

Sans couler, des couleurs se font nos rémouleurs.

Même un jouet oublié dans l’ombre d’un pilier déploie l’hélice grand ouverte de sa carlingue encore verte : il frémit presque, il bouge, sous l’infra-rouge aux bras amis. Voici qu’il ravale son râle, aspiré par une spirale de pierre et de clarté : silence, feu, partez !

Mulhouse, chœur de l’église Saint-Etienne : des ARCs brisés, mais irisés.

Sur le parvis, des roues avec l’averse jouent pour mettre en ORBite nos pas qui palpitent.

A Mulhouse, le pavement de la Paix met en action le symbole de la ville.

Parfois il faut attendre un artisan qui sache draper la lumière pour que rien ne la cache à l’horizon, mais qu’elle fasse des “VAGUES” et qu’elle passe des bagues à nos maisons. Car, d’étage en étage, prête à se déplier de manière à reLIer, elle est vouée au partage.

Voilage JAB à VOLUTES et “vagues”, réalisation Capon.

Dehors, au bout des wagons, au fil perlé de la ville, se brodent tranquilles des ARChes de pont.

Mulhouse, lignes de tram décorées par Buren : station Tour Nessel.

Est-ce une esperluette ou la clef de sol qui croise ces COURBEs fluettes, posant Noël contre nos cols ? Sur la pauvre terre glisse une ARChe d’alLIance, qui réchauffe en secret cette automnale ambiance… Ensemble, suivons vers l’amour la flèche : cueillons de saison en saison la goutte du jour RONDE et fraîche.

Mulhouse, rue des Fleurs.

One Reply to “Arcs d’alliance.”

  1. Après le don de la courbure sur la ville qu’est l’arc-en-ciel, il est bon de faire l’inventaire de ses arches, de ses courbes, de ses arceaux, de ses volutes, de ses orbites, de ses enroulements et autres encorbellements. Louée soit une architecture qui fait place à la courbe des archers. “Ne te courbe que pour aimer”, souffle l’ami Char. Et la ville pour mieux nous aimer dispose ses courbes en voûtes d’église ou en arches de tramways. Y moutonnent des vagues et des rideaux sur la mince frontière des baies séparant le dehors du dedans. Gaudi se réjouirait, qui a poussé jusqu’à son acmé ces adoucissantes courbes dans le bâti de sa ville et de sa cathédrale. Comme sur le front de l’enfant qu’une chimio a rendu chauve, quand repoussent des boucles… Rondeur du temps des horloges, des ailes des anges et de la roue de Mulhouse, nous vous saluons avec nos cordes à sauter et nos rondes de petites filles et nos boucles dans le vent.

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