Mulhouse : un héron sur le canal de l’Ill se dit-il, pensif, APRES MOI LE DELUGE ?

Est-ce que la stupidité n’est pas la pire royauté ?

MoToCo, atelier ouvert de Laurence Mellinger le 4 juillet 2021 : Mulhouse-les-Bains !

Laisserons-nous inonder nos villes par une indifférence tranquille ? Ou bien daignerons-nous ouvrir les yeux à la vie dont le sang n’est jamais vieux, mais trop souvent souffre juste au bord des gouffres ?

Zoo de Mulhouse : un kangourou peu farouche.

Alors l’accord inaltérable, inexplicable, surgit dans les plus cruels cachots : comment des oiseaux se tiennent-ils chaud sur la terre des hommes si bêtes qu’ils préfèrent enfoncer leur tête que chasser le deuil ou bien qu’ouvrir l’œil pour créer des refuges et freiner le DELUGE !

Zoo de Mulhouse : l’ara hyacinthe en couple.

Mais la guerre a fait long feu, mais la liberté nous meut, comme une force obscure et pourtant pure, sûre…

Le Souvenir Français entretient la chapelle du Firstacker au pied du Grand Ballon :
théâtre de sanglants combats de 1914 à 1918. Le 14 juillet se fête demain !

La sève d’un tronc coule sous nos fronts, reliant les pierres bien mieux qu’un lierre.

Eglise Sainte-Colombe de Hattstatt : fresque de l’arbre de Jessé.

Un éphémère bois laisse place à la voix du plus terrible des supplices qui pourtant fonde la justice sur l’humaine main guidée par le Saint-Esprit : le Père en Sa claire tendresse guérit, réunit, relève et redresse.

Eglise Sainte-Colombe de Hattstatt : un Christ crucifié sur un chapiteau (XIe siècle).

La forêt ne se tait plus : sur le travail s’est penchée doucement une pensée. Dans l’ombre, quelle communion attise mille lumignons ?

Site de Schwarzenthann : sculpture de Guta
munie d’un psautier contemporain ?

Les Amis de Schwarzenthann entretiennent en silence une force musicienne : voyez le puits battre sans bruit, sans même dire MOI, d’un sourire la mesure de l’éternité. C’est ainsi que la fraternité donne un regard à longue portée, donc une barque réconfortée par les sources du vent, par l’appel : droit devant ! Lavons-nous de nos vices dans la montée des eaux, et rendons-nous service toujours plus loin, plus haut.

Site de Schwarzenthann : le puits au milieu du cloître
mis au jour, avec un âtre et une poêle moderne tout à droite.

One Reply to “Après le déluge… moi ?”

  1. Les grandes eaux du déluge, ce sentiment d’effondrement et de catastrophe qui parfois nous étreint, comment les arrêter si ce n’est par la ferveur, l’humour et la poésie ? Ce que fait une fois encore ce billet, glanant des signes clairs sur nos chemins de villes et de vallées. Une plage s’invite à Mulhouse : elle est rêvée, mais le Héron de l’Ill lui est bien réel. Alentour que de traces de nos plus belles racines, souvenirs de ceux qui pour douce France se battirent, puis, remontant encore dans le temps, les fortes présences spirituelles au Moyen âge de Guta et Sintram qui imprègnent encore un vallon et sont un puits, un lieu de halte pour le promeneur-pèlerin ! Quant à nos plus immémoriales racines, ce sont celles de l’arbre de Jessé. Chevauchons encore ses branches comme des enfants de la canopée ou du Livre de la jungle : nous y trouverons la source de toutes les sèves renouvelées par le Fils de l’Homme, l’obscur crucifié de jadis devenu l’éternel aujourd’hui de notre espérance. Une harmonie virgilienne nous rendra cet âge d’or où hommes et bêtes furent en amitié : un zoo nous le rappelle avec ses aras-bijoux et ses sauteurs kangourous. Alors allons encore, prions et rêvons afin de ne jamais perdre lueur.

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